vendredi, octobre 16, 2009
Du feu
la vie à perte de vue, parfaite
et presque à perte de sens, si verte
bâtie sur un brasier oublié.
Il porte les traces de suie
quelque part mais ailleurs
de mes espaces, vents soufrés endormis
mais là bas, erreur d’honneur.
S’il ne reste que de la cendre
Elle est de ma terre, mon secret.
Je cultive les pousses tendres
qui recouvrent mes regrets.
vendredi, mai 01, 2009
(parenthèse)
Mais choisir de devenir,
d'accueillir la vie et de grandir.
mardi, mars 10, 2009
Jeux de lumière
Noir nuance, toujours un peu taché de lumière,
celle des souvenirs, celle qu'on invente,
clarté sombre auquelle les yeux s'habituent et qui nous sert de phare.
Les ténèbres ne sont qu'une lumière douce, une phase de mélancolie.
Tu pars, embryon, sur une flamme tamisée et tremblante.
Moi, je suis des yeux la fine ligne qui brille sur tes contours, petite lune sombre,
la lumière qui dépasse de l'autre coté de ton souvenir illuminé, loin et ailleurs,
avant le feu du soleil nouveau qui nous fera oublier ce qui fait mal dans l'espoir.
Il faut la nuit pour faire les aurores et les crépuscules.
C'est cette bataille entre ombre et lumière qui donne la teinte parfaite de lumière léchée sur les choses qui la boivent,
qui impose le silence d'après guerre qui permet de prendre le temps d'écouter la vie.
La vie...
jeudi, janvier 29, 2009
Le parking du terminus
et j'attends, en morceaux, mon retour
dans une entrée bétonnée mur à mur
le nez gelé sur la vitre, seule,
et les larmes prises dans les yeux
Mais du fond des escalier noirs
il monte une musique si vraie
si incongrue dans la lumière blafarde
que je me demande si c'est mon âme
qui me souffle de l'espoir à l'oreille.
En écho, mon coeur chaud embue la vitre
les notes chuchotent
et les larmes coulent
de pouvoir guérir d'ou je viens
De pouvoir dessiner des soleils dans une vitre gelée.
mercredi, novembre 05, 2008
Manque de bulles
J’ai envie de me colorier, de barbouiller ma rage d’exister d’encres furieuses et de mines distraites: à défaut de bulle de papier, des boulettes de feuilles sauvage pour aller faire un tour et voir si j’y suis.
lundi, août 25, 2008
Partir
Je suis heureuse et j'espère que tu l'es aussi.
jeudi, juin 05, 2008
En passant...
Je me frôle dans le rythme envoutant des pièces qui claquent. Je suis espace, je suis libre, j'ai choisi mes rails, mes détours et mes paysages.
Et toi, je te garde avec moi même au delà de la gare.
mercredi, mai 07, 2008
Oui!
"La vraie aventure de vie, le défi clair et haut n'est pas de fuir l'engagement mais de l'oser. Libre n'est pas celui qui refuse de s'engager. Libre est sans doute celui qui ayant regardé en face la nature de l'amour - ses abîmes, ses passages à vide et ses jubilations - sans illusions, se met en marche, décidé à en vivre coûte que coûte l'odyssée, à n'en refuser ni les naufrages ni le sacre, prêt à perdre plus qu'il ne croyait posséder et prêt à gagner pour finir ce qui n'est coté à aucune bourse : la promesse tenue, l'engagement honoré dans la traverse sans feintes d'une vie d'homme."
"Ce qui rend le mariage si fort et si indestructible, c'est qu'il réunit un homme et une femme autour d'un projet. D'un projet fou. Souvent voué à l'infortune.D'un défi quasi impossible à réaliser et impérieux à oser. Le drame serait de ne pas tenter l'impossible, de rester, une vie entière, à la mesure de ce qu'on peut"
dimanche, avril 13, 2008
Chaos intérieur
jeudi, avril 10, 2008
Un bateau
La mer est tellement plus grande lorsqu'on la navigue plutôt que de l'imaginer.
Nous sommes là, au milieu de toutes les latitudes, à saler nos rêves de réel
les rendant encore plus beaux, nous remplissant de soleil.
Et alors que je ne veux rien d'autre
c'est mon souffle et mon sang qui s'offrent à une vie,
c'est un petit absolu dans une mer de liquide amniotique,
et nous sommes peut-être déjà un peu
un papa, une maman.
******
Edit: Ce sera pour une prochaine fois...
mardi, avril 01, 2008
Réserve internationale de ciel étoilé...
Un couple de grand enfant a fait des traces parallèles dans la neige, du ski qu'ils disent, de l'art sauvage je crois, dans une jungle de sapins, jusqu'à l'endroit idéal pour faire un bonhomme de neige avec les restes de notre lunch pour visage.
Nous nous sommes aimés sous un ciel plus grand qu'ailleurs. Le soleil fait rire la neige avant de lui dire adieu, mais nous, nous restons ensemble pour entendre le printemps arriver, le regard vague dans les branches. Quatre oreilles immobiles valent mieux que deux pour entendre la vie un instant.
La vie... même si elle naissait plus que d'habitude pour nous. Qui sait?
lundi, mars 10, 2008
Ma rue
jeudi, février 14, 2008
Relents de conscience
que je n'ai jamais mis ici, m'étant taxée d'immature,
n'ayant pas le sentiment d'avoir bien mis à jour ma pensée
ayant le doute de ne pas avoir de pensées cohérentes sur un sujet trop vaste
Des mots que j'ai haïs de ne pas être porteurs de solutions dans lesquelles j'arrive à croire.
Mais des mots qui sont les miens, quand même, comme cette colère qui me dépasse.
Il y a une honte qui se terre au fond de moi, si douloureuse, invivable. C'est l'injustice qui a toutes les excuses mais dont on souffre tous selon notre méridien, et personne à blamer pour adoucir cette colère sinon nous tous, victimes et bâtisseurs de notre malheur.
C'est cette souffrance qui nous empêche de nous regarder dans les yeux de d'autres humain de peur d'y voir notre faute résignée, de nous regarder vraiment et de ne voir que du vide.
Qui sommes nous et que devenons nous?
Pendant que des populations souffrent de manque de tout, que des enfants meurent de maladies du moyen-age et que des parents n'arrivent pas à nourrir leurs rejetons, d'autres populations humaines surmenées de leur trop plein d'abondance atteignent des records de suicide et de prescription de pillules du bonheur face a un vide que l'argent ne peut pas combler. Le poids de la honte peut-être, le manque chacun à sa façon, distribué presque équitablement.
Mais nous sommes tous pareils, humains de différentes terres, capables du meilleur et du pire, affamés d'espoir, victimes d'un ordre des choses qu'on nourrit et qui nous avale.
Je ne parle pas de tout changer, de communisme, d'anticapitalisme, je parle de se lever debout, de retrouver notre équilibre, notre humanité et de reconquérir ces valeurs dont on a besoin comme d'eau et de soleil, de refuser ces fausses barrières qui nous rendent insensibles aux autres, qui nous font penser qu'on est bien différent et de ne pas fermer les yeux sur l'inacceptable. Notre égoïsme nourrit notre mal collectif et les bienfaits qu'on en retire ne suffisent plus à nous en distraire. Dans un contexte ou la planète est de plus en plus petite, nous n'avons plus l'excuse de ne pas savoir, ou alors nous sommes bien lâches.
Je rêve de solidarité parce que je suis égoïste et rêve d'un monde meilleur. N'est ce pas le meilleur antidote au vide de nos âmes et au vide de leurs mains? La compassion comme un devoir, parce que sous d'autres latitudes, la petite fille qui joue dans la ruelle aurait peut-être du vendre son corps dans les rues de bangkok, mon enseignant aurait pu voir son école fermée suite à une réforme de la banque mondiale, mon grand-père serait mort de faim après avoir vendu le fruit de sa pêche a des multinationales pour trois fois rien et mes nièces pourraient vivre au milieu des bombes pour s'être trompées de milieu ou naitre.
Partager l'avenir, se libérer de la honte, retrouver notre profondeur, notre générosité et cesser de se perdre. Des mots faciles. Des solutions difficiles, audacieuses, économiquement viables, humainement acceptables, subtiles, difficiles. Des réalités déroutantes, des erreurs surement, de tonnes d'embuches, de l'innovation, des doutes, rien de totalitaire, de la mesure, de la passion.
mercredi, février 13, 2008
Février
des mots joueurs croisés sur ma joue rieuse?
C'est qu'écrire me vide la plume et le coeur lourd
et que du vide, je ne sais créer que l'inédit
avec la beauté brute du vent qui ne me fait pas peur:
du silence, du vent en liberté,
mais du vent quand même.
Je souffle, fraîche et inutile, et t'attends, page blanche au visage.
vendredi, janvier 25, 2008
Rien n'est précaire comme vivre
Rien comme être n'est passager
C'est un peu fondre comme le givre
Et pour le vent être léger
J'arrive où je suis étranger
(Louis Aragon)
mercredi, décembre 05, 2007
Lendemain matin à Stalingrad
Les char d'assaut locaux sont rangés jusqu'à cet après midi, leurs traces à moitié effacée dans ce paysage blanc et gris. Nos plus valeureux guerrier font la sieste doudou près du coeur ou travaillent distraitement les lettres en ne pensant qu'à hériger des monuments en l'honneur de l'envahisseur avant d'aller souper.
Et nous aussi, nous feront des statues avec des carottes en guise de nez, portant fièrement les nouveaux emblèmes du pays assiégé, foulards, mitaines et pompons colorés, nous amusants comme nos petits soldats dans la ruelle feutrée de blanc qui n'arrive pas à imposer son immobilité paisible à ses sujets heureux.
vendredi, novembre 16, 2007
Risque d'être
Mais je prends des risques plus grands que ce que je crois être, et je reste là, et je reste moi, juste parce que tu es ce que je voudrais être, un espoir flou et prometteur dans lequel je crois.
mardi, septembre 18, 2007
Ne pas le dire
Je voudrais en créer quelques uns juste pour lui, comme on invente notre quotidien, sans la mievreur et la petitesse des je t'aime de tout le monde, frais comme l'herbe mouillée des matins de soleil.
Mais je n'en trouve pas qui glissent et qui craquent comme des fraises pleines de sucre et qui se chantent comme un rire d'enfant.
Il y a quelque chose d'extraordinaire dans l'ordinaire de mes jours avec lui et qui excuse sans doute ma façon d'être si banale malgré moi.
mardi, août 28, 2007
Silences
Je ne sais quoi dire de ce qui coule de mon coeur alors je me tais, imprécise d'un silence qui reste ma plus sincère parole.
J'ai voudrais pouvoir assumer cette envie de froid, de glaces et d'immobilité; les états de cette saison qui impose ses épaisses neiges nous coupant du monde, même si ces envies là passent lorsquee les nuits redeviennent sombres et silencieuses.
On ne choisit pas ses lunes.
Mais on peut aller les voir d'une autre planète. Regarder son reflet et reconnaître le décor. Et se taire. Puis revenir.
samedi, août 18, 2007
Vide
Mais je n'ai pas peur: dans mes rêves, je sais voler.
lundi, juillet 30, 2007
25 ans
24 ans et 364 jours d’expérience m’ont apprises que les bonnes choses prennent de la profondeur et de la saveur avec l’age. : le fromage, le vin, les maisons et moi…
De toute façon, les écureuils ont toujours 7 ans si ça leur plait, les autres âges n’étant que des possibilités qui s’ajoutent quand c’est utile.
Je suis heureuse, d’autant plus que je viens de déplacer mon tas de noix avec celles d’un écureuil noir (avec quelques poils blancs) qui me laisse tout le fromage pour moi toute seule. On a plusieurs tonnes de branches à explorer et encore plein de nouveaux soleils à venir pour se regarder courir plus haut que le plancher des vaches.
samedi, juin 30, 2007
Déménager
Je n'ai pas peur, le coeur dans une boîte à moitié faite. C'est parce que je l'aime.
Parce qu'il y a demain et tout le reste.
mercredi, juin 20, 2007
La guerre
Ne pas essayer de controler le cours des choses n'est pas naturel. Vivre du bonheur qui me tombe dessus me semble anormal vu l'effort que j'ai pu mettre à le produire en artisane bornée avant.
Il est plus dur d'apprendre le calme lorsqu'on est un vétéran de guerre. L'inertie me semble suspecte, comme si les troupes ennemies m'épiaient ou qu'un champ miné était devant sur mon chemin bucolique. J'avance bordée de paquerettes sous d'énormes nuages dans un ciel bleu, les nerfs a vif comme si j'étais au coeur de Bagdad. Se préparer à se battre est aussi fatiguant que le faire mais surtout, parfois inutile.
Je prends ma retraite de la guérilla jusqu'à ce que j'arrive à devenir un maître zen. J'ai assez vu de sang mais je ne regrette rien de tout ce que j'ai gagné en force et connu sur les champs de bataille.
Il y a aussi un temps pour reconstruire.
mardi, juin 05, 2007
Le retour
J'ai vu là bas des châteaux, d'heureux privilégiés et des enfants au visage sale chanter dans le métro. C'est que de la vie, toujours pareille, merveilleuse même dans ses injustices, de sa force brute qu'on trouve partout.
Trouver et retrouver. Une autre famille ou un gaillard adorable qui m'attends et m'intimide un peu, le visage plus sombre, les yeux plus clairs et de nouveaux symboles autour du cou. Ces trains qui partent. Un long chemin. Une mère qui pleure. Une grande tour, jusqu'en haut, des falaises aussi. La guerre. Des chants basques, de toutes petites voix dans la grande cathédrale.
Un sourrire de grand-mère oublieuse. Des nuages et du soleil.
Omniprésents, un avion, des plages, des épaves, l'amitié. Des choses qui m'échappent mais que je lui souhaite encore.
J'attends de regagner ma place dans le moelleux de ma couette, maintenant deux ronrons à réapprivoiser plutot qu'un.
mardi, mai 01, 2007
France
A l'échelle d'une carte, le monde est un jeu d'enfant
-Laurent Graff
mardi, avril 24, 2007
Lâcheté
La vie est parfois lourde à plaquer au sol, irrespirable.
Je m'efface de mon miroir, floue comme ces aveugles à qui j'adjuge la responsabilité de ce coté du monde qui, parfois, transperce et torture en toute hypocrisie. Mais moi je ferme les yeux de toutes mes forces toutes ces petites fins du monde, mon âme se désarticule.
Et je me saoule de bonheur pour oublier ce que je n'oublie jamais. Puis-je faire autrement?
Hier, une fille que j'aurai pu être est morte seule dans la rue après une 24 ans d'abandons et d'abus, dans l'indifférence la plus générale. La fin pour elle était prévisible, volontaire, mais on ne traduira jamais en justice ceux qui l'avaient tuée avec violence et devant témoins bien avant sa mort esseulée.
Il y a tout ces vivants qui souffrent autant qu'elle et à qui je n'ai pas su dire au revoir les yeux dans les yeux. Je n'ai plus le courage de mon impuissance, mais j'y reviendrai un jour. Autrement.
dimanche, avril 22, 2007
Vent de souvenirs
Fébrile.
De vieux batiments défilaient à coté de nous dans la ville endormie. Nous dormions peut-être aussi puisque nous rêvions assurément. Nous allions quelque part mais nous ne savions pas jusqu'a quel point, se retrouvant surpendus à un balcon plein d'étoiles jusqu'a ce que l'aurore les chasse.
Et cette brise, la même qui revient me visiter, tangible, rendant douce son absence, palpable. Il est si présent même ailleurs.
mercredi, avril 18, 2007
Chroniques étudiantes 1
Il y a du soleil partout dehors, de l'air pur tant qu'on en veut.
Une brève fuite à l'air libre.
5 jours... 5 jours... 5 jours...
mardi, avril 17, 2007
Apprivoisée

"- Les étoiles sont belles, à cause d'une fleur que l'on ne voit pas...
Je répondis "bien sûr" et je regardai, sans parler, les plis du sable sous la lune.
- Le désert est beau, ajouta-t-il...
Et c'était vrai. J'ai toujours aimé le désert. On s'assoit sur une dune de sable. On ne voit rien. On n'entend rien. Et cependant quelque chose rayonne en silence..."
Tiré du Petit Prince
jeudi, avril 12, 2007
Snapshot
Juste un avant gout de liberté.
Je m'envole le mois prochain vers le vieux continent sans devoirs dans mon sac à dos.
jeudi, mars 15, 2007
Faute d'aimer
à milles lieux l'un de l'autre et loin de nous.
Faute d'aimer.
Vous n'êtes que de grands enfants qui se perdent et se sauvent en boucle.
Je vous oublie tout les jours pourtant, en vous remerciant de votre leg, ce vide que je prends comme espace de liberté.
Pas vraiment de parents, mais tellement d'autres choses.
Tellement de choses à rêver que je crois pouvoir arriver, cette fois, à fermer les yeux jusqu'a demain.
mercredi, mars 14, 2007
Ici
"C'est la contemplation silencieuse des atlas, à plat-ventre sur le tapis, entre dix et treize ans, qui donne ainsi l'envie de tout planter là. Songez à des régions comme le Banat, la Caspienne, le Cachemire, aux musiques qui y résonnent, aux regards qu'on y croise, aux idées qui vous y attendent... Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. La vérité, c'est qu'on ne sait comment nommer ce qui vous pousse. Quelque chose en vous grandit et détache les amarres, jusqu'au jour où, pas trop sûr de soi, on s'en va pour de bon. Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même. On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait."
"A l'est d'Erzerum, la piste est très solitaire. De grandes distances séparent les villages. Pour une raison ou une autre, il peut arriver qu'on arrête la voiture et passe la fin de la nuit dehors. Au chaud dans une grosse veste de feutre, un bonnet de fourrure tiré sur les oreilles, on écoute l'eau bouillir sur le primus à l'abri d'une roue. Adossé contre une colline, on regarde les étoiles, les mouvements vagues de la terre qui s'en va vers le Caucase, les yeux phosphorescents des renards. Le temps passe en thés brûlants, en propos rares, en cigarettes, puis l'aube se lève, s'étend, les cailles et les perdrix s'en mêlent... et on s'empresse de couler cet instant souverain comme un corps mort au fond de sa mémoire, où on ira le rechercher un jour. On s'étire, on fait quelques pas, pesant moins d'un kilo, et le mot "bonheur" paraît bien maigre et particulier pour décrire ce qui vous arrive."
Nicolas Bouvier
Comment expliquer que c'est ici que je me sens dans l'esprit du voyage?
Difficile d'expliquer ce doute face à ce départ que j'ai pourtant si longtemps cherché, cette graine d'incertitude. Mais pourquoi s'en aller quand on a envie de rester encore un peu, lorsqu'on se découvre de nouvelles envies, de nouvelles aventure, des chemins neufs qui commence à 2 pas de soi?
Voyager, c'est ces autres yeux qu'on prends pour voir le monde plus que les lieux qui nous entourent. Je les ai ces yeux, ici, maintenant, et j'ai envie de lire encore ce pays aux milles visages; dans ses sourrires et ses airs las, tellement de choses à découvrir.
J'ai toujours cette immense carte du monde au dessus de mon lit, presque la même que celle qui était dans le bureau de grand-papa, et elle me fait encore autant rêver. Je ne suis pas de mon village; les gens de St-Félix ne rêvent pas du monde parce que le monde se limite pour eux à ce qui est visible en tournant la tête. La petite fille que j'étais adorait passer des heures dans les vieux atlas qui faisaient parure dans la bibliothèque ou écouter des documentaires sur des pays étranges et fascinant. J'aurais voulu danser avec les papous et je me voyais vivre dans les cités d'or. J'adorais partir même si c'était pour camper dans les bois entre les 2 rangs Ramsay. J'étais intenable.
Aujourd'hui pourtant, j'ai choisi de ne pas partir. J'ai envie de faire ce voyage qui m'appelle en moi même avant de pouvoir me connecter sur le reste, pour mieux profiter du reste quand viendra le temps.
J'ai envie de respirer l'air du monde avec une autre main dans la mienne. Que deux regards se croisent en regardant ensemble dans la même direction.
Lorsque tout est possible, choisir de rester est un voyage comme un autre.
On partira... plus tard...
En attendant, je reste.
« La grande aventure, c'est de voir surgir quelque chose d'inconnu, chaque jour, dans le même visage. C'est plus grand que tous les voyages autour du monde. »
Alberto Giacometti
mercredi, mars 07, 2007
Coeur de pomme
J'ai un coeur de pomme.
Lui, c'est un drôle d'oiseau.
Et je l'aime très fort, tout bêtement.
C'est sucré et aérien, un peu de nous deux, presque enfantin, dans l'espace ou toujours peut être léger comme si le monde ne saurait être gris.
Aussi vrai que le père noël existe lorqu'on a 4 ans, j'y crois fermement.
En souhaitant ne jamais vieillir,
de ne pas perdre le goût de tout ça
et de ne jamais oublier.
mercredi, février 28, 2007
Lire le bonheur
Je me suis retrouvée dans ces lignes comme si j'avais un court instant partagé l'esprit de Philippe Delerm:
Le bonheur est fragile. Tu n'es pas funambule et tu avances pas à pas. Tu ne sais rien des jours, tu glisses sur un fil, au loin, tu ne vois pas. Si tu regardes en bas c'est le vertige, ne regarde pas. En bas tous les oiseaux se glacent et tous les hommes se protègent. Tu marches un peu plus haut, mais le bonheur est difficile. À chaque risque, le bonheur est là. Tu avances vers toi; le bout du fil n'existe pas.
Préface d'un livre que je n'ai pas encore terminé, comme tant d'autres. Les instants manquent, le temps de lire et d'écrire, le temps de d'attrapper un peu de temps et de s'en déclarer maitresse.
Je compte le faire aujourd'hui, un détour entre deux matières indispensables pour mon examen de vendredi, du temps pour un peu d'insouciance, pour s'émerveiller et partir ailleurs dans ma tête avec mon petit chat qui ronronne sur mes genoux comme seul lien avec la réalité.
mercredi, février 21, 2007
Voler dans une bulle
Je ne voudrais pas qu'on me voit à genoux, du savon roulant sur mes joues, les yeux dans les vagues.
Parfois j'ai si peur d'être vraie, de n'être qu'une bulle avec rien à l'intérieur. Il y a des fragilités trop grandes, belles aux soleil avec leur reflets multicolores que traversent la lumière, mais on oserait pas se laisser en être puisqu'elle finissent toujours par aller s'éparpiller nulle part.
mardi, février 13, 2007
Tranquille
Je crois que je grandis.
mercredi, janvier 31, 2007
Raconte-moi une histoire
on a parfois plus le temps de réfléchir.
Je prendrais un bol d'air frais pour déjeuner
et je dormirais sur un brin de folie.
Juste, juste parce que c'est drôle.
Je n'aime pas les barreaux que je trace dans mes fenêtres
Je n'aime pas les fenêtres et encore moins les murs
Il faut les détruire pour en faire des échelles;
des barreaux dans l'autre sens.
Je voudrais une histoire avant de dormir
pour vivre dans un autre monde.
Et si on a pas de matière première,
On peut toujours s'en inventer.
C'est tellement plus drôle.
dimanche, janvier 28, 2007
Les rythmes d'en bas
Je viens de passer 2 jours dans ma tête à me battre avec des chiffres et des formules chimiques récalcitrantes. Je suis dans un état de fatigue mentale qui me donne l'impression d'avoir le cerveau engourdi et de ne plus être dans mon corps. Je ne suis qu'a moitié là.
Et de retour à la maison après ce week end à me péter les neurones chez Olivier, il y a ces rythmes africains délirants de tamtam, de percussions et de cri qui montent du bar d'en bas, tellement présentent qu'elles font vibrer les meubles et que le son couvre le vacarme de la musique de ma coloc.
État d'irréalité.
J'ai vraiment l'impression d'avoir pris des substances illicites. Le son me semble de plus en plus fort et je me sens pres d'halluciner. Qui dit que ces sons ne sont pas seulement dans ma tête, qu'on ne m'a pas jeté un sort?
Il faudrait dormir, je me sens plutot près de léviter ou de me projeter mon esprit délirant de fatigue hors de mon corps pour le laisser se reposer. Transcender jusqu'en afrique sur ces rythmes si persistants.
Fermer les yeux, simplement, advienne que pourra.
jeudi, janvier 25, 2007
Élaboratoire
L'université est tellement grande que je m'y perds presque à chaques fois. En marchant dans l'infini labyrinthe, on aurait envie de croire qu'on a changé de dimension. Pendant de longues minutes, on se retrouve seul dans l'austère trace du temps, avec les lumières jaunes et grésillantes et les murs jaunis aux airs de viel hopital de film d'horreur, dans un silence parfait et lourd. Mais dans ces couloirs sans fins, milles portes derrières lequelles des secrets se dévoilent et des promesses s'élaborent alors que de simples étudiants perdus comme je peux l'être trainent à coté de ces lieux placardés d'avertissement de danger chimiques ou nucléaires.
J'adore.
C'est comme les bibliothèques ou les musées, ces impressions de froler tant de savoir, de sentir toute la grandeur et la petitesse de son humanité.
Puis au détour d'un couloir, on retrouve le troupeau, le cahut de la classe devant laquelle bafouille un chercheur sorti de sa caverne pour accomplir malhabilement son obligation d'enseigner à une bande d'ignares heureux.
Elle est belle la vie d'étudiante, sur le fil entre l'innocence et le savoir, pour le meilleur et le pire, apprendre toujours plus qu'on ne sait rien de ce monde si complexe, merveilleux et épouvantable, mais en ressortir grandie, épanouie.
vendredi, janvier 19, 2007
Iles galapagos
Je vis aux iles Galapagos,
là ou les grands courants se rencontrent, ou de fascinantes bêtes ont évolué autrement ou le feu à tout créé, permi à la vie de s'imprégner sur la lave froide, de devenir magnifique.
Là ou les volcans qui dorment permettent de vivre dans la crainte et le respect de sa chance. De respecter la fragilité de notre amas d'atomes, de la trouver belle.
La beauté est dans la dévastation, l'évolution y prends racine, les fleurs sont plus belle là ou jadis il n'y avait plus rien. Parce que le bonheur est un parfum de mélancolie et d'espoir, c'est la vie qu'on voit naître et renaître surtout là ou elle ne devrait pas y être, prouvant sa suprématie.
La dessus, je vais jouer sur mon ile.
dimanche, janvier 07, 2007
L'autre vélo
samedi, janvier 06, 2007
Taggée
(roulement de tambour)
1. J'ai été clown, avec le nez, et tout... J'ai aussi été, dans le désordre, hôtesse, emballeuse de farines biologiques, une fatiguante qui vous appelle pour un sondage sur l'heure du souper, assistante dans une clinique vétérinaire, représentante commerciale pour un jeu d'arcade, buss girl, vendeuse dans une boutique de jouets, monitrice de camp de vacances, commis de dépanneur, serveuse, superviseure et intervenante psychosociale dans un refuge pour femmes sans abris et préposée aux manèges à la Ronde. Fallais bien payer mes études en soins infirmiers, photographie, langues, questions internationales, Droit et tout les cours comme étudiante libre que j'ai fait avant de retourner en soins infirmier.
2. En cinquième année, un professeur m'inscrivit a un coucours d'art oratoire. Ne me fiant qu'a mon talent, je négligeais d'apprendre mon texte et me retrouvais seule au milieu d'une scene, figée devant les juges et devant toute mon école pendant de longues minutes, incapable de bouger, jusqu'a ce que quelqun vienne me chercher et m'ammène dans l'arrière scène. C'est ce jour là que j'ai appris que mon talent, mon intuition et la chance ne suffiraient pas toujours. J'ai pourtant attendu au cégep avant d'être assez convaincue pour me mettre à étudier.
3. J'ai cru mourrir plusieurs fois, quand on médecin peu précautionneux m'a annoncé que j'avais une tumeur au cerveau mais qu'il n'avait pas plus d'informations pour l'instant, quand je me suis piquée sur une seringue infectée au HIV et à l'HepC et les dizaines de fois ou on allait cueillir des vers de terres dans les champs du vieux Bellerose et qu'il sortait pour nous chasser de ses champs avec son fusil et sa rage légendaire.
4. Depuis que je suis toute petite, je rêve du grand Nord. C'était la destination de toutes mes compositions écrites. J'ai depuis ajouté bien d'autres destinations dans les endroits que je veux voir, mais le Nord garde toujours sa place privilégiée et les clubs med m'inspirent toujours un certaine répulsion (ou répulsion certaine).
5. Mon psychologue assure que je suis très équilibrée du haut de mes 24 ans, au cas ou quelqun se le demande.
Je tag quiconque lit se blog et a envie de tenter l'exercice!
vendredi, janvier 05, 2007
Ma maison, c'est la neige.
Je ramène des vacances quelques boîtes en souvenir d'une partie de la vie d'une petite fille joyeuse perdue dans une maison triste. Quelques boîte prises en vitesse d'une maison depuis longtemps trop petite pour grandir. Quelques cartons remplis de mes petits dessins, de photos, de mes premiers livres.
Adieux aux planchers déchirés, paix aux souvenirs douloureux, tout le monde à déserté la maison rouge qui méritait d'être fermée pour la dernière fois. Sans regrets. Ce n'est plus chez moi depuis longtemps. Ça ne l'a peut-être jamais été.
Et eux, ils sont partis ailleurs, me faisant cadeau pour noël de milliers de kilomètres de paix et de la culpabilité de n'éprouver aucune tristesse autre que celle de souhaiter avoir pu garder avec moi de mes premières années de vie avec mes parents plus que quelques boîtes de déchets auquels j'essaie de prêter un peu de valeur. Ces boîtes que je suis allées prendre moi même alors qu'ils étaient déjà partis.
Moi, tout ce que je veux, c'est de la neige pour aller skier.
Parce qu'il n'y a rien de plus vrai que le froid qui pique les joues, rien pour quoi je sois plus reconaissante que le sang que je sens battre dans mes veines, que l'air qui lutte pour trouver son chemin ne cédera pas sa place, et alors je sais que je suis en vie, que cette vie est la mienne, mon choix, mon bonheur et ma liberté, et alors je me sens capable de tout pardonner et d'aimer parce que c'est la seul moyen de narguer la méchanceté et l'injustice tout en gardant les yeux ouverts.
La neige, parfois, c'est tout ce qui importe.
Parce que sans neige, il n'y a pas de printemps.
Parce que la neige, c'est ma vraie maison, parce que chaque flocon est un souvenir et une promesse de bonheur.
C'est le ski avec grand-maman, les forts avec Catherine et Charles, le patin sur le lac, les guerres de boules en attendant le bus...
Noël vert, c'est pas pareil...
Moi, tout ce que je veux, c'est de la neige pour aller skier. Désespérément.
jeudi, décembre 14, 2006
L'infini qui se cache
Voir un monde dans un grain de sable
et le ciel dans une fleur sauvage
tenir l'infini dans la paume de ta main
et l'éternité dans une heure
-William Blake
Les plus grandes choses sont dans les petites, c'est ce que j'aurais voulu écrire aujourd'hui mais Blake l'a fait avant moi ;o)
mercredi, décembre 06, 2006
De l'amour...
J'ai envie d'écrire sur toutes ces questions qu'on a peur de se poser, par craite de casser les angles du bonheur si vulnérable qu’on a accroché au coeur, juste à coté des doutes, d’écrire sur la fragilité, celle des choses, la mienne, celle des autres.
Mes certitudes ont toutes leur part de doute.
Je me souviens de la part de papillon qui accompagnait l’incertitude des premiers jours, des nuits sur le balcon, et tout cela me manque.
Je voudrais fuir l’indifférence que je vois parfois dans ses yeux, qu’il lit probablement dans les miens. L’habitude, ces moments ou on ne se voit plus, entre d’autres magnifiques, j’ai peur que ces derniers s’estompent au profit des autres, pas encore, mais nous marchons sur une corde raide et je ne suis pas sure d’être funambule.
Mais pour éviter le fil, il faudrait que ne commencer des histoires d’amour, syncroniser les ruptures avec le début du vertige, le vrai, celui qu’on a au dessus du vide, l’endroit ou on se sent parfois seul ou trop à deux, ou on a plus que n’importe ou ailleurs l’impression de perdre l’équilibre alors qu’on reste debout.
On regarde à coté et on voit l’autre, on se méprend parfois en le tenant responsable du vide en dessous, du vertige en dedant, du ciel qui annonce la tempête, alors que c’est l’ordre des choses, qu’on est simplement soumis aux forces du monde et qu’il en a probablement le souffle coupé lui aussi, parce qu’il a pris le risque du même chemin.
Une transition à apprivoiser, doucement, le quotidien sans l’oubli, se laisser être humain l’un l’autre, avec mes pieds froid et son cheveu blanc, avec nos rires et nos ennui.
Et je n’ai aucunement envie d’un être moins extraordinaire que lui. Ce sont toutes ces questions de sentiment qui m'effraient, et je ne suis pas Alexandre Jardin.
Aimer est un apprentissage. Il faut se dépasser soi même pour avancer, aller véritablement plus loin, tout en ayant la douceur de modifier la cadence pour prendre quelqun par la main, d’accepter de vivre averc la possibilité que l’autre ne veule plus avancer avec soi un jour, de choisir d’avance de rebrousser chemin seul,
d’aller ailleurs plutôt que de se regarder mutuellement mourrir, statique, au bord de la route, de mourrir ensemble mais séparés en regardant ailleurs.
Certains ont oublié que construire l’amour, que de le garder vivant, continuellement, est un aussi beau défi que de le créer et de le voir naître, fragile. Il grandit et reste tout aussi fragile, se calque sur le bonheur, parfois caché, subtil, mais illuminant la vie.
Toucher le ciel en gardant les pieds sur terre demande de grandir.
Je me demande s’il a aussi les mêmes doutes au fond des yeux, s’il se sent seul parfois lui aussi, envahi d’autres jours, s’il a peur, s’il se questionne sur la nature des sentiments, si je l’emmerde par bout, s’il aurait envie de partir pour qu’on se rertouve mieux parfois. Des questions que j’ai peur d’aborder de peur de casser un peu de la confiance qui nous lie, de peur d’être mal le dire, de peur que ça arrête.
Et pour prouver que je ne suis qu’une kétaine et que j'assume, j’ajouterais ceci, que je ressens comme si je l’avais écrit moi même. Entendu à l’intermarché hier alors que j’achetais du pain et que toutes ces questions trottaient au fond de ma tête :
J'ai compris tous les mots, j'ai bien compris, merci
Raisionnable et nouveau, c'est ainsi par ici
Que les choses ont changé, que les fleurs ont fané
Que le temps d'avant, c'était le temps davant
Que si tout zappe et lasse, les amours aussi passent
Il faut que tu saches
J'irai chercher ton cœur si tu l'emportes ailleurs
Même si dans tes danses d'autres dansent tes heures
J'irai chercher ton âme dans les froids dans les flammes
Je te jetterai des sorts pour que tu m'aimes encore
Fallait pas commencer m'attirer me toucher
Fallait pas tant donner moi je sais pas jouer
On me dit qu'aujourd'hui, on me dit que les autres font ainsi
Je ne suis pas les autres
Avant que l'on s'attache, avant que l'on se gâche
Je veux que tu saches
J'irai chercher ton cœur si tu l'emportes ailleurs
Même si dans tes danses d'autres dansent tes heures
J'irai chercher ton âme dans les froids dans les flammes
Je te jetterai des sorts pour que tu m'aimes encore
Je trouverai des langages pour chanter tes louanges
Je ferai nos bagages pour d'infinies vendanges
Les formules magiques des marabouts d'afrique
J'les dirai sans remords pour que tu m'aimes encore
Je m'inventerai reine pour que tu me retiennes
Je me ferai nouvelle pour que le feu reprenne
Je deviendrai une autre après qui tu soupires
Ces jeux seront les nôtres, si tel est ton desir
Plus brillante plus belle pour une autre étincelle
Je me changerai en or pour que tu m'aimes encore.
mardi, décembre 05, 2006
Spaghetti
jeudi, novembre 30, 2006
Les lumières
mais je ne saurai qu'être timide
humble des couleur de mes yeux
un secret, chut
parce que je connais les voiles humides qui couvrent d'autres pupilles
ces voile que le bonheur des autres épaissit
quand on est seul et qu'on a que son courage pour affronter le froid.
Et à ceux là, on voudrait dire qu'il rester l'espoir
mais on aurait tellement préféré dire autre chose, promettre.
On aurait tellement voulu...
mais il y a des chose qu'on ne peut donner,
comme la capacité de voir la lumière même dans le noir
de la suivre, d'y croire et de la trouver
jusqu'a ne voir que ça.
En attendant ils installent les lumières
signe de l'année qui arrive, de ses milles espaces,
à fuir vers une terre jazz encore humide, la nouvelle-Orléan
à retrouver l'encre des livres, l'université
à retomber dans les flocons, l'hiver
à attendre sa patrie tout azimut, la France
à espérer des terres de poussières et de soleil, le Mali
La réalité est plus belle que les histoires qu'on se raconte.
La vie coule donnant raison aux espoirs qu'on a jamais pu réfuter.
C'est qu'il y a ces gens qui colorent les lignes de mon destin
qui tachent mes mains et mon coeur de couleurs
pareilles à celles qu'on suspends aux arbres pour Noël.
lundi, novembre 27, 2006
Souvenirs de combat
Ca c'est mon fusil. Y'en a beaucoup comme ça mais lui c'est le mien. Mon fusil c'est mon vrai copain. Lui c'est ma vie. Il faut que je maîtrise mon fusil comme il faut que je maîtrise ma vie. Car sans moi mon fusil ne sert à rien. Et sans mon fusil je ne sers plus à rien. Je fais feu pour mettre dans le mille. J'ai plus de précision que mon ennemi qui essaie de m'abattre.
Qui aurait cru que je me retrouverais au front? Je me souviens...
L'air est froid, ça sent la poussière mais on ne s'en rends pas vraiment compte, occupés à se terrer avant de se propulser plus loin, plus près de l'ennemi, de sa mort ou de la notre. Le bruit de mon coeur est plus assourdissant que le bruits des balles qui fendent l'air trop près de ma tête. Mais je me découvre un courage nouveau pour couvrir ceux qui foncent courageusement au devant des nôtres.
Je sens un liquide entre mes doigts. Je suis dégoutés. Il y a partout des uniformes qui s'imprègnent de ce liquide visqueux mais qui continuent de lutter malgré la douleur. Mon fusil est froid comme la sueur qui me coule dans le dos. Je me demande ce que je fais là et soudain, la peur m'envahit. Je le sens, l'ennemi est parmis nous, je suis traquée.
Je regarde autour, que les notres. Devant, ils se cachent. C'est le bon moment. La peur au ventre, je tire en rafale et cours vers une planque ou nous sommes plus nombreux.
C'est alors que je le sens, comme au ralentis, la première balle touche ma cuisse gauche, la seconde pénètre mon mollet droit. La douleur est lancinante, je ne peux plus courrir.
Je porte la main au mollet. Je suis bien touchée. La peinture blanche salit mon pantalon pendant que ce maniaque de l'équipe des bleus continue de tirer. Merde. Ok, arrête: la guerre, c'est pas une raison pour se faire mal! Eh!!! C'est qu'un jeu de paintball! Je suis une pacifiste moi!
Qu'es ce qui est le plus maniaque: jouer à se tirer avec des balles de peintures ou dormir dehors en plein mois de novembre, avec l'espoir qu'il gèle pour avoir de la glace pour mieux lutter avec le canot? Quoi qu'il en soit, je m'amuse bien!
vendredi, novembre 17, 2006
L'exil 100 fois
Il faut parfois marcher longtemps pour revenir à ses racines. Aujourd'hui, après avoir dédrapé plusieurs fantomes, je me rends compte de la partie de mon coeur restée là bas, de ces petites traces de pieds qui m'ont portées vers ici.
Chaque fois que j'y retourne, l'image d'un présent si semblable et tellement différent de la succession d'images un peu statiques que j'ai pour souvenirs me trouble. Le paysage reste le même mais je ne suis pas la seule à vieillir.
Le temps, si doucement, passe sans possibilité de retour. Et c'est beau, tout de même, la vie qui coule.
Je voudrais quand même stopper le temps, les voir grandir, vieillir, faire partie de leur quotidien, que mes souvenirs coulent avec le présent.
Que mes absences ne coupent pas le fil.
J'ai roulé 400 milles
Sous un ciel fâché.
Aux limites de la ville
Mon cœur a clenché.
Les gros flashes apparaissent
Dans mon âme égarée,
Les fantômes se dressent
À chaque pouce carré.
Revenir d'exil
Comporte des risques
Comme rentrer une aiguille
Dans un vieux disque.
Y a eu ben du progrès,
Ben d' l'asphalte, ainsi d' suite;
J' me demande qui j' serais
Si j'étais resté icitte.
(Richard Desjardins)
J'me demande juste qui j'serais
si j'étais restée là bas.
Comme sur des roulettes
Et je n'ai toujours rien à écrire. Mon âme est en mode bonheur et c'est encore plus doux lorsqu'on a connu les batailles et la loi de Murphy à son meilleur trop souvent.
Je suis de bonne humeur, comme si tout était plus beau. Mon petit chat qui était si malade est guéris. J'ai le temps d'aller en perdre chouettement aux RIDM. Et lorsque je me couche dans la lumière tamisée de ma chambre, je me dis que c'est merveilleux quand quelqun arrive même à nous offrir la lumière.
Maintenant, j'attends la neige. La vraie. Celle qui reste, qu'on peut mettre en boule ou en bonhomme.
lundi, novembre 13, 2006
1095 jours
Pas plus.
On dit qu'après, rien n'est plus pareil, que le voyage devient fade, que ceux qui ne sautent pas de ce train aux wagons démembrés le font par peur.
Je ne veux pas y croire.
Il y a un papillon, le notre, qui vole depuis 150 jours, si haut parfois, toujours là même s'il ferme parfois ses ailes colorées et réveille quelques larmes clandestine que j’ai au cœur plutot que dans l’iris.
Mais je sais que ce papillon porte quelque chose d’invisible sur ses ailes, un sentiment si léger qu’il glisse sur les vents, à faire mentir tous les échos du monde.
Et si on doit sauter du train, on sautera ensemble. J’aimerais.
Parce qu’on peut réinventer les papillons pour rêver le jour pendant cent ans.
Parce qu’il y a des petites choses que j'avais voulu créer avec des éprouvettes de verre, plus maintenant.
Parce qu'il connais le vent et moi la neige. On survivra mieux ensemble dans ce monde à découvrir et renouveler.
Parce que sans raison, je me surprends à ne pas vouloir être ailleurs.
Mais surtout, parce que c’est lui.
Et si l’écho disait vrai, je donnerais tout pour cette dernière lune qui ne présagerait plus ni mars ni le printemps.
3 ans, c’est trop court, et je ne sais même pas le dire.
mercredi, novembre 08, 2006
lundi, novembre 06, 2006
Intemporel
La légende des siècles, Victor Hugo
C'est parce que je roule en moi ces choses sombres,
C'est parce que je vois l'aube dans les décombres,
Sur les trônes le mal, sur les autels la nuit,
C'est parce que, sondant ce qui s'évanouit,
Bravant tout ce qui règne, aimant tout ce qui souffre,
J'interroge l'abîme, étant moi-même gouffre ;
C'est parce que je suis parfois, mage inclément,
Sachant que la clarté trompe et que le bruit ment,
Tenté de reprocher aux cieux visionnaires
Leur crachement d'éclairs et leur toux de tonnerres ;
C'est parce que mon cœur, qui cherche son chemin,
N'accepte le divin qu'autant qu'il est humain ;
C'est à cause de tous ces songes formidables
Que je m'en vais, sinistre, aux lieux inabordables,
Au bord des mers, au haut des monts, au fond des bois.
Là, j'entends mieux crier l'âme humaine aux abois ;
vendredi, novembre 03, 2006
Chinook
C'est triste sans petit chat, sans mon petit chat.
Si vous tombez sur mon Chinook dans sa prochaine vie, faites lui un calin pour moi, un gros, même s'il vous réveillera la nuit pour vous emmerder et même s'il perds ses poils.
C'est fou comme on s'attache a ces petites bêtes tellement pleines de personnalité. Comme tous ceux qui partagent la royauté d'un chat, je dirais que Chinook n'étais pas un chat ordinaire. Il fut une fidèle présence ronronnante dans pleins de maisons, de situations et d'humeurs.
Peut-être était il vieux de tout ce qu'on a vécu ensemble, à grandir plus vite que les années. Mais on a bien vécu et on a jamais manqué de croquettes, hein le chat? Juste d'un peu de litière parfois. Juste d'un peu de temps. Et surtout, surtout, d'espace. Je suis désolées de ces rues et ruelles. Tellement désolée pour cette fin.
vendredi, octobre 27, 2006
Rien de grand
Quoi écrire quand les petites choses nous émerveillent? Quand la tisane camomille embaume mes pages de trigonométrie, quand il y a un bouquet de fleur sur la commode antique que grand-maman m'avait donné, quand on peut aller visiter son amoureux en pyjama?
Le bonheur, c'est de ne rien avoir de grand à écrire.
lundi, octobre 23, 2006
Réponse à la devinette...
De là, je suis aussi là: http://rocheusesseptembre2006.blogspot.com/
et là: http://a-hauteur-de-nuages.blogspot.com/
Je me sauve en vitesse, il y a une journée occupée qui m'attends et un chat qui va réveiller toute la maisonnée si je ne le nourris pas dans la prochaine demie seconde...
vendredi, octobre 20, 2006
jeudi, octobre 12, 2006
Zwi zwiiiii!
Ma coloc joue du violon
Zin zin zwiiii, la la: je vais bientot fredonner cet air joyeux en me balançant en position feotale dans un petit coin de ma chambre.
:o)
mercredi, octobre 11, 2006
Une devinette
Devinette: Si vous allez voir ailleurs si j'y suis, j'y serai fort probablement... (pssst... a droite)
lundi, octobre 09, 2006
La petite maison sur le plateau.
Un petit cocon au milieu. Rouge pomme et vert lichen; on l'avait préparé depuis longtemps. Avec du blanc, comme ma grosse couette nuage, pas de ce blanc par défault mais un blanc choisis pour sa lumière. Et un plafond si haut!
Un chat sous mon lit, aussi. Lui, il n'aime pas. Pas encore.
Un vélo sur la terrasse ensoleillé, mon vélo en congé depuis trop longtemps, et moi avec le lubrifiant dans une main, la pompe dans l'autre; on se prépare à une belle retrouvaille vers le marché Atwater. On reste timide en public, mais mercredi on se fera lentement le Mont-Royal, seuls comme deux amoureux.
Petit monde chouette.
En prime, de nouveaux colocs qu'on découvre vraiment sympathiques, avec les cheveux roses et les casques de mobilette, et à qui on est content de dire: à la prochaine, pour un petit souper dans la cuisine sans table, probablement.
Enfin chez soi, à deux coins de rue de mon néo-montréalais favoris.
Enfin chez soi, avec mon lit, mon chat, mes épices et ma brosse à dent au même endroit...
Enfin, chez moi.
jeudi, octobre 05, 2006
Douce folie
Elle ne se savait plus si vulnérable, elle fait peser sur ses échecs une double menace. Ne pas vouloir rester ici assez longtemps pour voir mourrir les fleurs, celles qu'on avait choisies ensemble. Le temps les pourris toutes, au mieux les sèche, mais je les voudrais vibrantes, vivantes contre toutes les loies de la nature.
Suis-je la seule à me reconnatre dans la folie de Jardin, dans sa tentative, trop lucide, de remettre de la magie dans le monde et dans l'amour. Il y a de ces romans qu'on devrait mettre à l'index pour avoir donné des idées déraisonnables à l'adolescente qu'elle était.
Le bonheur appartient à ceux qui se racontent de succulentes histoires et qui ont la ressource - ou le courage - d'y croire !
- A. Jardin
J'y crois, moi, à mes histoires, aussi merveilleuses et déraisonnables soit elles, idées fragiles et vitales que je protège de toutes mes forces. Le laisser dans ma petite bulle, c'est y laisser entrer le temps sur tout, même la parfaite qu'il tient dans ses mains. Je me demande s'il le réalise.
Et en retournant la question de tout les sens, j'en reviens toujours à la même chose: vouloir mettre de la folie tous les jours dans l'amour, ce qui lui faut pour durer,
la plus grande des folies étant de continuer d'aimer jours aprés jours.
Créer à partir des mêmes matières, encore, et bâtir, parce que c'est le temps qui fait faner les fleurs qui sculpte aussi les plus beaux rochers.
Les fous aussi ont peur. Les fous voudraient parfois avoir la paix d'esprit des gens normaux. Sans le reste.
Soyez assurés que je suis folle, que j'ai peur de ces pillules qui sont partout.
mercredi, septembre 27, 2006
Demain
Quand j'étais petite, je disais: quand je serai grande, je serai médecin. Je peux maintenant dire: quand je serai vieille, je serai infirmière. Et ce qu'il y en a eu du trajet entre les deux! Et il y en aura encore...
Je ne peux m'empêcher de vieillir mais personne ne m'empêchera d'aller ou je veux, même si ce n'est pas toujours bien défini.
Un message de J sur mon répondeur ce matin, signe du destin peut-être. Je n'ai plus de questions, que des sentiments qui s'entrechoquent. Ah l'avenir.
Que d'espoir pour demain. Vouloir changer les choses, faire une différence, apprendre, découvrir, s'ouvrir les yeux sur d'autres gens et d'autres horizons...
Des petites mains dans la mienne aussi, et la mienne dans la sienne.
Mais des choses nouvelles aussi, de celles qui font peur, qui demande de se dépasser, de faire confiance et de compter sur d'autre que sur soi. Se montrer telle quelle, vulnérable dans une sensibilité qu'il sait acceuillir. Une aventure palpitante au bout de soi-même pour devenir meilleure. Bâtir plus haut, risquer son coeur, bref, aimer, aimer vraiment, et dessiner cet amour à la craie comme une mosaïque qu'on ne cesse d'embellir.
Et pour cela, je m'étonne et me conçois capable de stabilité et de supplice du genre combo maison de banlieue et piscine. Je l'aime d'autant plus de savoir qu'il ne m'imposera pas cette cruelle taille d'ailes.
mardi, septembre 26, 2006
Entre deux pages d'études
Et je me sens extraordinairement bien. Là ou je dois être partout, par choix et par le meilleur du hasard, à faire ce que j'ai choisis de faire, à aimer comme je l'entends, à vivre impunément sans gagner tous mes moments de bonheurs qui débordents de partout.
C'est un calme qui reprends sa place sur son trone vide depuis trop longtemps. Un roi que le bonheur rappelait a la maison, lui qui avait entretenu a lui seul cette grande gaillarde de bois pendant de longues saisons, bonheur surmené mais dévoué toujours qui retrouve enfin ses inséparables.
Et tout devient plus facile dans une routine qu'on se prends à aimer doucement, autant que la passion des jours ou elle prends une pause.
Je crois devenir plus balancée, équilibrée, peut-être. Et grandir, surement.
Avoir plein d'images en réserve derrière les pupilles au cas ou on s'ennuierait. Et une certitude toute simple: la vie est belle, le sera.
vendredi, septembre 08, 2006
Sister's blues
On se fait toute petite, silencieuse, on voudrait laisser chanter le monde et prendre le temps de l’écouter, se taire surtout, vivre dans une bulle et voler au dessus des belles choses, ne toucher que leurs reflet, doucement, pour ne pas les abimer. Pour ne pas se faire abimer aussi.
Ce n’est pas de la tristesse, bien qu’on s’y méprends souvent. C’est la petite sœur du bonheur, celle qu’on arrive pas à bien nommer, qu’on arrive mal à apprivoiser; un petit cheval sanvage qui se cache au fond de nous, épris de liberté.
Je pars demain à 9h30. sur les traces fraîches du Dalaï Lama.
lundi, septembre 04, 2006
Les petites pancartes
De retour dans deux semaines. Partie tester ma clochette à Grizzli.
vendredi, septembre 01, 2006
Petit bobo
mardi, août 29, 2006
Post express pour esprit content
Dans 12 jours, on ira mon amoureux et moi sur l'autre côte du Canada à la rencontre de gentils grizzlis et des amis de BEgos, de terrifiants français. Dans 12 minutes, je serais à mon premier tutorial de soins de la deuxième session. Dans quelques heures, je serais à ma dernière journée de travail comme titulaire de poste. Dans 12 heures, je serais dans mon lit, chez moi.
L'automne arrive et bienvenu au changement.
Une dernière chose: l'eau des piscines de Montréal, j'en ai par dessus la tête!
samedi, août 26, 2006
L'après Murphy
Le cœur un peu gros et la tête épuisée, j’ai levé les yeux au ciel. Au même moment, comme une étoile filante, un petit avion passait tout juste dans l’axe de mes prunelles. J’ai fait un vœu, cru qu’il se réaliserait et suis redescendue, apaisée.
La soirée n’en finissait plus de finir, mais elle a quand même fini par aboutir. Cette hate d’être chez moi multipliait la relativité su temps.
Mon fidèle destrier m’attendait pour me ramener chez moi, ballade tellement agréable malgré le vent un peu frais, avec cette impression que la ville endormie m’est soumise et que je peux aller n’importe sans l’accord de personne avec toute la nuit devant. Il y a cette mèche fraîchement coupée qui m’arrive dans les yeux. Il y a aussi ce faux plat sur qui je me laisse glisser dans les dernières dizaines de mètres. La soirée de travail est définitivement derrière, loin.
Un chat me rejoint au coin de ma rue. Il me suit, miaule, se jette devant mes roues plein de suicidaire bonheur. On se connaît bien moi et lui, c’est mon Chinook. Il dort maintenant le menton sur ma main gauche, plus collé qu’a son habitude, comme pour surveiller que je ne disparaisse pas encore trop longtemps. J’adore ce sale chat.
Et là, je suis seule, tranquille et si bien. Ma bestiole poilue, ma tisane fumante et ce livre sur le coin de mon bureau; la lumière tamisée et cette odeur de vanille dans mes draps; la nuit silencieuse pour moi toute seule : je crois qu’on appelle ce que je ressens bonheur.
vendredi, août 25, 2006
Victor Oscar Lima Echo Romeo
Mais là... Là!! Toutes les turbulences me semblaient comme un avertissement de crash imminent et les mouvements brusques de l'avion ont probablement marqué à jamais la carcasse de l'avion de la trace de la pression de mes doigts. Que de sensations fortes! Mais Cyril s'est bien débrouillé sous la supervision de mon pilote favoris et nous tout le monde s'est réveillé ce matin, vivant et avec tous ses morceaux.
La ville est si belle sous la lune; c'est elle qui éclaire le ciel avec ses lignes lumineuses et ses édifices magnifiques qu'on effleure presque des ailes, tous de lumière sépia, blanches ou rouges, parfois plus colorées.
On se sent si petits dans le ciel, tout ce qui est en dessous semble encore plus insignifiant, une magnifique fourmilière dont on fait le tour en quelques minutes, une toute autre perspective des hommes. On se sent grand aussi d'être là haut. J'en perds les repères de ma propre importance. Le bonheur est dans les petites choses, nous sommes des particules. Heureusement.
Des particules qui ont le privilège de se voir de haut vivre, construire et se divertir, avec imagination et une touche d'art, et pour permettre tout ça, nous avons du rêver beaucoup. Rêver, la plus belle faculté de l'homme: le début de la créativité, de la volonté bâtisseuse, des civilisations, des sciences, de tout ce qu'on améliore, de la vie comme elle est dans notre cité de fourmis.
Si les rêves montent au ciel, nous en sommes plus près. Et vient une envie: "Je veux connaître les pensées de Dieu ; tout le reste n'est que détail." (Einstein)
En attendant, je retourne m'afférer dans cette fourmilière avec le sentiment qui revient parfois, celui du témoin fascinée, da collectionneuse curieuse, de la spécialiste amoureuse et passionnée de cette société ou je me sens étrangère.
mercredi, août 23, 2006
Sweet happiness
Devant, que du bonheur, comme toujours, mais je peux maintenant espérer me battre un peu moins pour l'obtenir.
L'école commence bientôt et j'ai tellement hâte d'étudier , tranquille, d'apprendre plein de trucs. Je serais dans un chouette appart, l'esprit libre dès la mi octobre, avec un coloc super, progressiste, et d'autres qui le deviendrons sous notre influence maléfique, pas de doute. Ma santé semble stable, on ne me troue plus les bras trop souvent et les tempêtes d'aiguilles ou de feu dans ma tête s'espacent. Le monsieur de la boulangerie m'a rappelé aujourd'hui, deuxième fois alors que je ne retourne pas ses appels, sous mon charme autant que j'adore sa boulangerie; je pourrais peut-être faire partie du gentil paysage de Capucine et Tournesol, si après mure réflexion, j'en ai envie.
Et avoir du temps, un peu, pour mes roues de vélo, pour les cordes de guitare dans des parcs, pour remplir mes alvéoles de l'air frais des forets du Québec ou d'ailleurs, pour rire et vivre avec ces gens qui contribuent tellement à mon bonheur.
lundi, août 21, 2006
Reves et réalité
Parfois je fais de drôles de rêves, d'autant plus bizarres qu'ils se répètent et me donnent, même endormie, une lassante impression de répétition. La nuit passée en fût remplie, cauchemars si limpides et réels que parfois je me demande si cette vie de jour, rationnelle, est plus réelle que la nocturne.
Un ascenseur qui chute. Je le sais d'avance, je connais l'impression, je n'en ai même plus peur, juste le ventre un peu serré et cette obsedante impression d'être perdue, de chercher quelque chose et de ne plus savoir ou aller quand les portes s'ouvriront. Tomber moins vite que l'ascenceur et avoir un peu le vertige, mais savoir que je n'en meurt jamais. Einstein aussi rêvait a des acsenseurs en chute libre, l'emmenant à réfléchir sur la relativité de toute chose, même de la gravité. Je me demande s'il avait aussi pensé à la relativité de sa vie. Mes rêves sont comme un monde parrallèle ou je n'ai jamais les pieds completement sur terre, ou je cherche constamment quelque chose, ou je ne sais même pas ce que je cherche. Ça c'est du moins pour les rêves dont je me souviens, si réels. J'ai l'impression de rêver rarement, mais presque toujours aux même choses. Rêver que je cherche le chemin vers ce que j'ignore, que j'explore, que les choses s'écroulent autour, que je me relève toujours, que j'ai de plus en plus de courage, de plus en plus envie de cette aventure dont je ne comprends pas la signification et qui m'emmène vers toute sorte de lieu mystérieux. Mais l'ascenseur est toujours là, un point de repère rassurant qui me dit que je suis sur le bon chemin même si il tombe toujours et que je ne peux jamais décider ou je vais.
La suite est une variation sur un thème: la grande roue. Je m'y retrouve souvent depuis que j'y ai travaillé. Elle a toujours pris une signification philosophique pour moi. Le monde qui tourne sans arrêt, parfois mal, décidément en péril de toutes cet années et de ce qu'on en a fait, et ces gens inconscient qui s'y embarquent pendant que d'autres doivent descendre malgré eux. Ceux qui ont peur et ceux qui s'en amusent. Et moi qui la conduit mais qui la controle si peu, qui veille de mon mieux sur mes ouailles.
Je m'y suis retrouvée encore cette nuit, au sommet sur une passerelle, toute seule, en train d'essayer d'évacuer les gens pour les protéger du conducteur fou qui leur voulait du mal. Personne ne semblait s'apperçevoit que quelque chose n'allait pas. Je devait m'occuper de tout le monde, des adultes qui m'injuriaient de les presser, des enfants abandonnés par leur parent déjà loins. Le conducteur arretait la roue assez longtemps pour rassurer les gens mais la repartait alors qu'ils avaient encore un pied dans la cabine. Et moi, je pleurais en les aidant, suppliant certains d'appeler la police, de faire quelque chose parce que je n'y arrivait pas tout seule, que des gens, pleins de gens, mourraient quand même. J'étais invisible, le conducteur ne me voyait pas, mais je n'arrivait pas à en faire assez. J'étais invincible, et même quand je faisait un tour, prise dans l'engrenage de la roue, je ne mourrait pas, mais javais mal, et encore plus mal des gens qui mourraient pour mon faux pas.
Et cette roue n'arrête jamais. Le conducteur me terrorrise, il est beaucoup plus fort que moi. Il a les yeux du diable et moi des ailes, mais elles ne fonctionnent pas. Et les nuits ou c'est moi qui conduit la roue, elle décroche et se perds dans la ville. Je ne contrôle rien et tout m'échappe. Et je me réveillle avec le coeur qui bat à 200 bpm alors que la réalité de la nuit n'arrive pas à dissiper le nuage du rêve. Les yeux fermés mais n'arrivant plus à dormir, je me demande pourquoi je fais des rêves si débiles, j'envoie promener Freud et ses conneries et me dit que c'est probablement cette chicane avec lui avant de dormir, que j'aurais envie de le réveiller à coté de moi pour qu'il fasse partir ces mirages noirs.
Encore maintenant, j'ai une boule au fond de la gorge et l'estomac serré. Le midi qui arrive commence à dissiper les choses.
J'ai finalement mon horraire, pas de contrôle non plus la dessus. Pire que je ne le croyais. Je devrais probablement me remettre sur la liste de rappel, sacrifier tous mes week-ends pour payer de justesse les factures, vivre le stress de l'instabilité, de la quiétude pouvant être rompue à tous moment par un appel du travail. Et l'Europe l'été prochain devient une hypothèse pas très plausible. J'attends un miracle mercredi avec mon API pour rêver que la situation soit autre. J'adore étudier, mais ce mode de vie qui perdure depuis trop longtemps, ça commence à me tanner. J'ai besoin de travailler plus pour pouvoir vivre un peu les fins de semaine et avoir droit à des jours libres dont je sens un besoin impératif. Je ne demande rien d'autre à la vie. Je suis prête à travailler fort comme je l'ai toujours fait, en triple, mais j'ai besoin de temps pour laisser vagabonder mon esprit, mes jambes et mon coeur.
Je vais aller essayer de courrir plus vite que le petit nuage noir que j'ai au dessus de la tête. Avant d'aller travailler, quoi d'autre! Et puis je n'ai même plus le temps d'aller au gym.
L'engrenage de la roue me presse les ailes...
vendredi, août 18, 2006
Ici Najac
Ici Najac, à vous la Terre
C’est une bouteille lancée à la mer
Un battement d’aile de papillon
Dédié à l’humanité toute entière
C’est un acte de résistance
Pour la paix dans le monde
Le respect de la planète
L’amour de la belle ouvrage
La transmission des savoir-faire
C’est un message de vie
Donné par des humains de toutes les humeurs
Qui ont choisi de vivre de leurs utopies
source: http://www.ocean-films.com/icinajac/synopsis.htm
Moi je dirais juste qu'il y a un peu de mon enfance là dedans,
un peu de grand papa, de pain qui sort du four, de mains qui sentent la mécanique et de fleurs sauvage
de sincérité, d'humanité
beaucoup de mon envie de retrouner en campagne
pour reprendre contanct avec la sincérité et l'autenthicité au quotidien.
Un après midi dans une salle noire qui nous éclaire.
jeudi, août 17, 2006
Chronique de cuisine
Ok, oui, j'écris et mesure la profondeur de mon ennui.
J'ai ouvert mon petit oeil soupçconneux trop vite aprés cette sieste tueuse de Mlle Céphalée. C'est ça le probléme quand la migraine s'en va, elle laisse un gros trou là ou j'avais fait des projets pour elle. Alors je tue les 72 minutes avant son arrivée. Trop courtes pour en faire quelque chose. Trop longues pour rien en faire.
J'avais envie de ne rien faire, mais c'est une envie qui passe à la première seconde ou on l'expérimente.
Il y a Céline sur la table de chevet. St-Exupéry sur les tablettes. Des trucs d'aviation au dessus de l'ordi. Faut croire que je n'ai pas envie de lire aujourd'hui. Il y a peut-être juste le ticket sur le bureau qui attire l'autre petit oeil, le curieux, mais je n'y toucherai pas.
Je pourrais lui cuisiner quelque chose. Mais je ne sais même pas s'il aura mangé sur la route. Et pire encore, j'ai des talents discutables en cuisine sans mon fidèle livre de recettes alors que lui me cuisine toutes sortes de trucs qui devraient théoriquement ne pas être si bons, des trucs de francais plein de gras et de trucs qui ne se mangent pas ici. Et pourtant non, c'est bon, délicieux même. Étonnant.
Le téléphone qui sonne. C'est lui. Il n'aura pas mangé. Et il a envie de manger n'importe quoi. Comme si je savais moi ce que c'est n'importe quoi, venant de la part d'un gars qui choisis de mettre des trippes et des tendons dans sa soupe tonkinoise et qui déteste ces parcelles de paradis gustatif envoyées par Dieu pour rendre le monde plus doux; le formage, le chocolat....
L'ennuie est passé, je me sauve en mission à l'épicerie. Dans la vie, il faut se surpasser. Pas de relecture, j'appuie sur le bouton orange...
mercredi, août 16, 2006
Mode d'emploi
1. Se lever traquillement
2. Prendre le temps de s'étirer jusqu'au bout des orteils
3. Prendre son vélo et l'air qui vient avec pour aller jusqu'a l'appart 2
4. Manger les bons raviolis que l'amoureux a fait
5. Pédaler jusqu'au ciné
6. S'installer dans une grande salle pleine de petites personnes
7. Regarder les péripéties d'Otis la vache et trouver ça chouette
8. Ecouter les "ohh non!", "Maman, dis, est ce qu'il es mort Ben", " J'ai envie de pipi" et les rires tout sincères des petites personnes
9. Trouver ça adorable.
10. Pédaler jusqu'au marché Maisonneuve
11. Acheter des bonnes fraises pour les partager ce soir avec ses super collègues
12. Retourner à l'appart 2
13. Nourrir les poissons, le chat et les plantes. Ne pas oublier de leur jaser un peu.
14. Écrire de gentilles futilités dans son blog avec Rosana en musique de fond.
15. Se faire un drink de HMS
16. Etre bien prete pour une belle soirée de travail riche en surprises
mardi, août 15, 2006
Les grandes révoltes
Es ce moi ou le nombre de femmes qui nous arrivent terrorisées, la peau de toutes les couleurs sur des os brisés au visage augmente sans arrêt? L'été s'achève et on sent l'hiver dans les sourrires qui s'estompent d'appréhension.
Mais on m'a dit qu'il fallait savoir décrocher...
Alors j'ouvre mon courriel et tombe pour la deuxième fois sur cette chaine de lettre enrageante pour ne pas dire autre chose. Il y a des tas de choses a dire et à réfléchir sur cette guerre en trève, même si on devrait avoir un peu d'humilité devant un conflit qu'on ne peut voir que de l'extérieur. Je peux tout de même admettre que plusieurs opinions sont admissible.
Mais ça, non. J'aimerais bien tomber sur le pauvre petit payeur de taxe mégaégocentrique et ignorant qui a pondu la vomissure de mots qui suit et l'empêcher de dormir en éveillant sa conscience a des réalités sociales bien plus tragiques que sa contribution monétaire a l'amélioration du bien être collectif. Comment peut on se victimiser de la sorte alors que des gens souffrent et meurent ailleurs?
Bonjour,
Suis-je le seul à me poser la question suivante: comment se fait t'il qu'il y ait autant de "Citoyens Canadiens" au Liban ?
Plus de 30,000, Wow cela fait bien du monde en vacances ou en visite chez leurs parents et ce au même moment.
Est-ce qu'il se peut qu'un certain pourcentage de ces "Citoyens Canadiens" soient des assistés sociaux qui viennent ici sous prétexte de vouloir s'établir et que une fois la citoyenneté assurée, s'en retournent "en vacances"… au Liban pour plusieurs mois pendant que le chèque de BS est déposé à leur compte bancaire via le dépôt direct ?
Je veux bien avoir de l'ouverture d'esprit, mais y a des maudites limites, nous les payeurs de taxes CANADIENS payons des montants faramineux annuellement pour "aider les démunis" mais??????? S'ils vont vivre ailleurs avec mon argent je veux être remboursé.
En plus je dois payer pour les rapatrier, WOW les nerfs, quand tu voyages tu prends des risques car tu quittes ton pays et la sécurité des frontières, si tu es coincé à l'extérieur du pays, prends les moyens qu'il faut pour revenir, mais pas aux frais des contribuables.
Sans commentaires... Je vais égocentriquement aller me concentrer sur l'amélioration de ma condition de lassitude extreme et aller courrir. Je dois être en forme pour acceuillir ces femmes qui possèdent de la souffrance en plus grande quantité que quoi que ce soit d'autre, même si elles sont pour la plupart des assistées sociales, des "profiteuses" de ce système qui n'a rien su faire d'autre pour elles que de leur donner trop tard un peu d'aide, insuffisante, et le mépris qui va avec.
Et révoltez vous en bien dans votre petit confort. De ça et du reste. De ces B.S. de génération en génération, de ces africains paresseux qui font des enfants dont ils ne peuvent pas s'occuper convenablement, de ces Irakiens qui brulent les drapeau de leur sauveur américain, de ces gens qui manifestent et bloquent les rues des gens qui ont des occupations, etc...
Je n'aurai même pas la méchanceté de vous souhaiter de souffrir assez pour comprendre un peu un jour.
vendredi, août 11, 2006
Mes autres 5000 visages de Montréal
Elles ont toutes leur manière de saluer dans cette rue si menaçante pour leur dignité. Certaines sourient timidement, d'autre font un petit signe de la tête, il y en a qui viennent me raconter leur dernières péripéties ou me demander de l'aide et d'autres qui me saluent comme une vieille connaissance. Mais dans leur yeux, il y a toujours une parcelle de ce doute que les gens autour, ceux pour qui cette rue n'est qu'un passage, sachent que je travaille dans un refuge. Et pour celles qui ont encore toute leur tête dans leur baluchon, c'est une honte d'y être ou d'y avoir été. Parce que pour la majorité, elles sont anonymes et on ne peut pas les reconnaitre dans la rue; elles ressemblent à tout le monde.
La honte qu'elles ont, elle s'apprend: la façon dont on les traite dans les hopitaux, dans plusieurs services publics et entreprises, ou le regard que les gens posent sur elles laisse croire que ne pas avoir de domicile fixe fait des ces femmes de sous humain.
Et pourtant, elles sont tellement fortes dans leur vulnérabilité. D'être encore là, de continuer à respirer, de se lever chaque matin à 6h30 alors que rien ne les attends dehors, de vivre avec la douleur physique qui accompagne souvent ce mode de vie, avec les maladies mentales qui se développent ou qui ont été la cause de leur itinérance. Ce sont des femmes avant d'être des itinérantes mais plusieurs l'oublient. Et ce mode de vie, elles ne l'ont pas choisi.
Je réalisais hier en feuilletant mes dossiers au travail que c'est plus de 5000 personnes que je reconnais par leur nom, en plus des autres visage que je peux reconnaître. Quel autre travail aurait pu m'offrir un tel bain d'humanité, d'expériences et d'émotions? Et en connaissant mieux les autres, c'est soi qu'on arrive mieux à cerner.
La maladie mentale me fascine tout particulièrement, ce déséquilibre ou une partie de la personnalité ou un sentiment vient prendre une place exagérée ou bloquer le reste. Si on est mal à l'aise davant elles, c'est parce qu'on a peur de s'y reconnaitre, on est tous un peu de tout ça. Et ce monde que parfois elles se créent et dans lequel elles vivent est fascinant.
Je croisais T. hier. Elle, on la reconnait, et n'importe qui peut savoir qu'elle n'est pas bien. Mais moi je dirais qu'elle est heureuse avec ses poupées, bien mieux que d'autre qui n'ont que leur dure réalité pour pain quotidien. Puis F. qui quêtais près de l'escalier mobile de la sortie de métro Ste-Catherine, fidèle à son habitude, le grand sourrire qu'elle m'a fait m'a donné l'impression qu'elle avait assez pour ne pas venir au refuge cette nuit, pour remplir sa seringue. Et j'avais bien deviné.
Je retournerai bientôt à temps partiel. A l'heure des bilans, je me dit que j'ai reçu tellement de ces femmes, bien plus que je ne pourrai jamais redonner. Et je ne peux pas pour l'instant abandonner complètement ce monde, cette sous culture ou j'ai une place. Mais l'envie d'explorer autre chose de moins demandant se dessine, celle de jouer un autre rôle avec d'autre types de gens. Quelque chose de plus futile probablement. Ou encore, simplement avec une autre clientèle. J'aimerais beaucoup retravailler auprès des enfants. Mais avec les études, pas évident de conciler les horraires. On verra. Pour l'instant, j'y retourne, et je suis bien heureuse de le faire, de prendre le temps d'aller marcher dans le coin avant, de flaner un peu moi aussi. De retrouver Begos après toutes ces heures et de le garder avec moi demain matin.
Vivre est un petit truc bien agréable.
jeudi, août 10, 2006
Rien
Le reste, on s'en fout, et pourtant tout ça me crève. Sans parler de cette petite santé de merde qui s'emmerde de ces emmerdements.
J'aurais tant à écrire ce soir mais mes yeux qui ferment d'eux mêmes m'imposent l'immobilité.
Si j'écrivais que la vie est belle, je résumerais bien. Et demain, j'irai courrir et m'acheter un nouveau Moleskine, entre autre.
Dodo zen. Alors je n'écrirai rien.
mardi, août 08, 2006
Les gros sous
Devrais-je m’en étonner? Partout dans le monde, des gens vendent leur âme, leur temps, leurs valeurs et leurs semblables pour des billets et du pouvoir. Et pourquoi? Le bonheur était probablement dans ce qu’ils ont délaissé pour s’enrichir injustement. S’enrichir de papier, bien l’entasser, et ça devient d’une préciosité délirante quand on a tout sacrifié pour et que c’est tout ce qui nous reste. C’est si vide en soi, si désolant.
C’est bien les billets, je n’ai rien contre, lorsqu’ils servent à enrichir d’expériences et de douceur ma vie et celle des gens qui m’entourent sans faire souffrir personne, dans le respect de tous les autres humains. Seulement, il y a un sérieux problème de priorité et d’ordre des choses dans ce monde. Et même les chercheurs de l’IEDM renforcent cette idée débile que l’argent est au-dessus de tout. Et je gagerais qu’ils arrivent à dormir la nuit. On me disait qu’être humain, c’est avoir une conscience… Concept à réviser…
La paix s’achète. Et c’est impressionnant une pile de 150 vingt dollars. Mais ça ne vaut pas plus que mon équilibre, et même le compte vide, il me reste toujours tout ce que j’ai de plus précieux, tout ce qui importe. « Pour tout le reste, il y a Visa!» (…)
À défaut de pouvoir aller me défouler dans mes running shoes, je vais aller passer un autre après-midi à l’hôpital. Peut-être qu’on arrivera à me drainer un peu de mauvaise humeur en même temps que de sang.
Si ce dossier pouvait se clore aujourd’hui, après les boîtes de déménagement et après la célébration de la fin de cette longue mésaventure, je pourrais me mettre le nez dans mes livres de bio. Décidément, j’ai hâte.
lundi, août 07, 2006
Les temps changent
Mais il y a les autres, les petites pousses encore toutes vertes qui passeront aussi par toutes les saisons, et nous qui devenons autre chose, quelque chose de plus enraciné.
Quand j'étais petites, je croyais certaines choses immuables. Le temps façonne pourtant les pierres par le vent et la mer, nous façonne aussi au passage sur ces pierres différentes. On ne m'avais pas dit que grandir, c'était perdre un peu, dissoudre des liens, oublier. Je m'avais cru pouvoir murir dans un monde qui resterait le même.
Je me sens maturer vers la prochaine saison, jour charnière entre deux époques ou il y a tant de belles choses à vivre. Un peu plus apte à reconnaitre les choses immuable: les sentiments même s'ils changent de destinataires, les liens qui nous unissent même si nous changeons de rôle et les valeurs qui continuent à vivre et grandir en nous, un écho lancé par les générations qui nous précèdent, notre plus bel héritage.
Les temps changent et les saisons se suivent dans un monde qui garde la même essence. Et il y aura d'autre fleurs qui remplaceront celles qui disparaissent. Tant qu'elles auront une famille comme la mienne pour leur donner ce sens de la continuité, j'ai espoir en l'avenir.
mercredi, août 02, 2006
Voyages
Seule dans les yeux des gens.
En altitude et en lattitudes avec lui.
Sur des roues, sur une piste abandonnée la nuit.
Au bout de moi même, jusqu'ou on est pas encore allé.
L'envie de partir, même si c'est pour ici. De découvrir, surtout ce qu'on avait oublié de regarder.
En attendant, je m'en vais quand même acheter le Lonely Planet.
vendredi, juillet 28, 2006
Décalages
Apprendre a glisser du Je au Nous parfois. Et de garder un peu de nous en moi.
Se pousser hors du lit pour se rendre compte que le corps fait la grève ce matin. Mal de tête et de coeur en sourdine, essayons de ne pas y penser et d'être sage. Se rendre compte que l'esprit est tout paisible ce matin. Avoir la foi en des choses qui me dépassent comme si les étoiles avait laissé un peu de poussière de lumiere sur mes paupieres en souvenir. Avoir tout le jour devant moi, décider de ne rien en faire et d'apprécier le vide. S'accomoder du rythme que la pulsation dans ma tête impose. Avoir toute la nuit a anticiper et avoir envie de la passer avec mon chat, tranquille. Le travail entre les deux. Oublier jusqu'a mes 24 ans les chambres vide et encore plus ceux qui sont pleines, les visites et toutes ces choses si loin du bonheur qui prennent une trop grande place dans mon esprit. Revisiter ce sentiment d'enfance et ne pas vouloir aller travailler.
Se perdre sur la toile, dans une boite aux lettres, en Europe, en Afrique, sur le toit de Tchernobyl ou a Hirochima, oser me dire que l'énergie nucléaire pourrait être intéressante si les hommes n'étaient pas ce qu'ils sont. Admirer de jolies photos d'avions. Enfin trouver le "À" du clavier par mégarde en regardant le vieux paquet de Players métallique.
Revisiter ce sentiment d'enfance, si fort, et se savoir presque une grande personne maintenant. Maman, je suis malade, je ne veux pas aller à l'école.
Si vous me cherchez, je serais au boulot.
jeudi, juillet 27, 2006
Pause
Déblatérations nocturnes
Chinook est en boule, bien callé dans le plus moelleux de la couette, la tête sous la patte, détendu et heureux. Et il ne dort pas, les yeux en fente qui s’agrandissent chaque fois que je le regarde avec trop d’insistance. Qu’il est bon d’être la maîtresse d’un mâle qui vous vénère, qui ne voit que les retrouvailles dans les petits abandons quotidiens.
On devait conquérir le monde ce soir sur la planche de jeu mais on a finalement parlé de vraie guerre, de politique, d’égoïsme et de thèmes connexes aux Minots, ce petit bar ou on commet la bêtise incroyable de mettre du pastis dans tous les drinks.
Alors je me retrouve à une heure trop tardive avec mon chat et mon insomnie à contempler la lumière tamisée qui coule sur le mur de brique.
Je pense à ces gens à coté de nous qui parlaient de refaire un monde libertaire et égalitaire et qui, aussitôt sortis du bar, étaient trop occupés à ridiculiser un itinérant pour se souvenir de leur nouvel ordre des choses et je suis prise d’une lassitude extrême.
On ne refait pas le monde avec des paroles, mais avec des actions teintées de tolérance et d’amour pour l’humanité.
A quoi bon détruire le système à coup de brique, de manif et de discours passionnés si on ne propose rien d’autre, si on arrive pas à appliquer ses grands principes moraux aux petites choses. Sauver les enfants des pays émergents et ignorer la souffrance des gens à coté de soi. C’est plus exotique.
Partout, l’attitude est plus importante que les actions pour redonner aux gens qui ont besoin ce qui leur manque pour devenir aussi des bâtisseurs du monde. Et pour ça il faut croire en eux. Le monde n’a pas besoin de missionnaires recherchant de quoi nourrir leur égo. Aider, c’est avant tout offrir sa confiance autant que ses mains, d’égal à égal. Surtout ne pas renforcer ce sentiment d’impuissance et d’incompétence sur leur vie.
Je me sens lutter contre la brume de fatigue qui s’étend devant mes yeux. Cédons-y. Bonne nuit!
mercredi, juillet 26, 2006
Hallelujah
Rufus Wainwright dans la tête. Un echo à mon humeur.
"Love is not a victory march, it's a cold and it's a broken hallelujah"
La sensibilité me sort douloureusement de chaques pore de peau ces temps ci, a mesure que le stress s'en va. Et pourtant, je suis heureuse. A me demander ce que j'ai, je crois que j'aimerais seulement me sentir utile. A quelque chose, à quelqun... J'ai envie de donner, de redonner, de partager, à en manger mes bas. Et plus je suis heureuse, plus ça déborde. Je donnerais n'importe quoi pour que tout le monde ait droit à sa part de soleil, mais mes bras tendus sont vides et impuissants.
Je souffre de l'injustice de voir mon reflet heureux dans des yeux tristes. Un écart insupportable.
A en avoir envie de supplier un dieu qui devrait veiller sur nous. De faire quelque chose. De faire ce que je n'arrive pas à faire. Et voilà que mes inutiles larmes me mouillent les joues. Je suis en colère contre un dieu que j'aime.
La vie est une musique si belle, mais aux accords parfois si tristes. Et vivre vraiment, c'est savoir entendre la musique dans l'innocence d'un enfant qui s'amuse et celle qui filtre dans le désespoir de quelqun qui vient de tout perdre. Parfois, j'aurais envie de retrouver et de battre le chef d'orchestre. Mais elle est la la beauté, même dans les plus grands maleurs, dans des yeux adultes qui se reconnectent avec leur humanité profonde, comme le font les enfants, et alors même si la musique n'a pas de sens, elle est belle, même si elle nous chamboule pour rien.
J'aimerais baisser le son, qu'on me chuchote la mélodie. La musique ambiante se fond avec les airs doux et enjoués de mon coeur pour en faire cet accord secret, ce "hallelujah"
"There's a blaze of light
In every word
It doesn't matter which you heard
The holy or the broken Hallelujah"
mardi, juillet 25, 2006
Altitude et vertiges
Sentir la paix de mon cœur et en être prise d’un vertige incontrolable. Me savoir en équilibre sur la plus jolie des ficelles, fragile, le souffle court, l’infini en haut, le sol sous soi, à se demander ce qui existe le plus fort, si mes ailes savent emmener mes pieds. Le doute et la foi qui s’engueulent.
Fermer les yeux, et croire très fort que le sol n’est qu’un tapis de nuage quand on est si haut.
L’autre jour, j’ai volé. Avec lui. Exploré la quatrième dimension. Vu le sol habité sous sa véritable importance, tout petit, et moi minuscule au dessus, mais le bonheur qui reste le même, qui veille sur nous comme l’étoile polaire, qu’on traîne avec soi comme un baluchon.
Je me sens voler si souvent, et sans moteur. Cet avion, une métaphore de mon âme, de nous deux.
Tous les bonheurs sont si fragiles. Se faire minuscule pour mieux toucher cette mince couche de lumière qui enveloppe les instants, cette couche que les petits doigts curieux des bambins explorent avec une inconscience bénie. Jouer avec la vie de cette luminescence que l’on crée.
Il existe quelque part un garçon dont les yeux infinis, multicolores et si profonds, rendent impossible la fin du monde. Et toute cette chance de l’avoir si près de moi. De regarder ensemble dans la même direction, en haut dabord.
mardi, juillet 04, 2006
Un ciel de tempete
lundi, juillet 03, 2006
mercredi, juin 28, 2006
Les 4 éléments
Chapitre 1: Terre
Toute petite, les bois, mon refuge. Comme si rien d'autre n'existait que mes petits pieds sur le sol meuble. Les arbres ont protégé ma part d'enfance. Sous les sapins creux sous leurs branches, des rires, quelques sanglots parfois, mais surtout, tous ces rêves a sculpter d'argile avec de petits doigts créatifs et mal affermis. Sentiers. Sables. Terre. Réalité.
Tout ces fruits encore a cueillir avec la fougue naïve de trois petites pommes.
Partager cet espace, ces petits arpents qui m'étaient infinis: le 4 roues, grand-papa, l'odeur de la terre mouillée.
Malgré le reste, mes racines.
De la terre, apprendre à être.
A vivre.
Simple, ancrée, forte.
Chapitre 2: Eau
Regards sur mes écrits d'adolescente, découverte de ces flots intérieurs, une vie décuplée, insoupçonnée, puissante. Des passions qui coulent, rafraichissantes, sur la terre. L'écume de la rage que l'on ramasse entre les doigts, bulles translucides dans le soleil
De l'eau, apprendre à être.
A vivre.
Fougueuse, heureuse, enjouée.
Chapitre 3: Air
Se promener la tête dans les nuages, les yeux perdus de soleils, se porter vers l'indéfinis par surplus de passion, curieuse de tous les chemins qui mènent au delà de soi. Rêver des ailes que l'on sent dans son dos. Savoir.
De l'air, apprendre à être.
A vivre.
Libre, rêveuse, légère.
Chapitre 4: Feu
Se laisser porter par le monde, l'étincelle de vie, l'énergie qui nous prends dans une combustion spontanée. S'être imbibée d'essence pour mieux brûler sans rien attendre. L'amour de vivre comme celui qu'on reçoit. Les flammes bleues, les tisons qui montent au ciel comme nos rêves, le vent qui rallume les braises de la véritable passion alors qu'on les accuse d'éteindre les feux de pailles. Cette flamme qui danse, qui meurt et ne cesse de naître. Ce que les humain ont tant cherché, vénéré, qui réchauffe et tempère la terre, les eaux et les vents, ce qu'on a pas sans maîtriser le reste.
Du feu, apprendre à être.
A vivre.
Passionnée
Un prologue qu'on ne saurait écrire, plein de promesses. Tout vit dans une poignée de terre et de cendres chaudes, humides, qu'on respire à plein poumon. Être. Complète. Équilibrée.
Être et devenir.
dimanche, juin 18, 2006
Des nuages et de la boue
Les prairies et la mer
Dans les grandes noirceurs
Sous le feu des chasseurs
Dans les mains de la mort
Il s'envole encore
Plus haut, plus haut
Le coeur est un oiseau"
Je me sens toucher du bout des doigts, fébrilement, les mottons d'ouate. Un ciel chargé pourtant sans présage de pluie. Que du bleu, que du blanc. Que du grand air plein les poumons.
En contraste, le monde qui continue à tourner. J'ai eu ce soir le courage ce soir retourner aux nouvelles.
En banlieue d'Ottawa il y a quelques jours, le groupe Bilderberg tenait une autre réunion dans le silence le plus total de la part des médias, protégés par un groupe de mercenaires de la société Globe Risk. Et qu'on me parle de saine démocratie.
http://lyon.novopress.info/?p=1471
http://www.oulala.net/Portail/article.php3?id_article=2464
Ça ne vous intéresse pas? J'aurais alors envie de vous engueuler, à peine gentiement.
Prise de conscience. Les politiques affectent des gens. Plus ou moins intensément. Directement, mais avec quelques intermédiaires, permettant à ceux qui bénificient de cette misère de se donner bonne conscience, de garder les yeux fermés.
Gardons les yeux ouverts, en choisissant de regarder en haut parfois, se bornant à ne voir que le meilleur de l'humanité, pour mieux arriver à tendre la main et ne pas détourner le regard devant la réalité cruelle, se battre, changer le monde. J'y croierais toujours. Et vous le dirais toujours avec passion au coin d'une chaleureuse table partagée en espérant qu'a défaut d'agir, vous appuirez.
Sans jugement, en toute conscience des jeux de pouvoir qui se joue, j'aimerais qu'on se souvienne simplement que la petite fille qu'on entends s'appelle Hoda.
http://www.aljazeera.net/mritems/streams/2006/6/10/1_624384_1_43.swf
On a au moins le devoir de savoir, de porter un peu le poids de la honte. Même en oubliant toutes les autres raisons. Comme si Hoda était la seule.
Insupportable, mais réel. Le pire des film d'horreur se jour live.
vendredi, juin 16, 2006
En m'endormant
Dehors, le coeur plein de cette femme, petit animal blessé, qui dort dans notre dortoir, enfin apprivoisée, je me reconnecte ailleurs;
Dehors je marche, la jupe qui danse avec le vent du soir sur les débris de stroboscope qui meurent sur les trottoirs. Et cet air de blues, incongru dans ces rues ou l'on cherche à oublier. Rues colorées de contrastes, marquée par l'arc-en-ciel. Ressentir la musique. Ressentir tout court.
Apaisée par la pseudo-folie ambiante. Le bus. Mes clés prodiges dans la serrure, le corps qui rêve de nuages de plumes. Épuisée et heureuse.
Je voudrais être un renard ou une rose, mais surtout, qu'on me dessine des tonnes de moutons.
lundi, juin 12, 2006
Week end de pêche
Vendredi 9 juin 2006
J’ai envie de tout dire pour que les mots ne s’effacent pas, pour donner de la valeur au moments qui se fanent à peine nés, pour s’agripper à l’existence sur laquelle on ne fait que glisser. Mais j’ignore les mots et les choses.
Dans l’autobus, le même toujours, depuis des années, ce chauffeur témoin de mes départs, de mes retours surtout, ces retours vers moi même, différentes et toujours la même à chaque fois, différente, mais toujours la même enfant en moi. On efface pas son chez soi, la terre de laquelle on est faite.
Me reviennent tous les sentiers parcourus, le petit chemin menant chez grand-maman pleins de feuilles multicolores au ciel et sous mes pieds en automne, les glaçons géants transformés en diamants précieux, les grenouilles sacrifiées à nos expériences. Souvenirs... Légers. doux. Précieux.
Sombres. Douloureux aussi. La fenêtre ouverte sur les poulaillers sales, sourds et aveugles qui ne m’entendent jamais pleurer, peut-être parce que mes joues restent sèches, que j’ai oublié comment faire, submergée par les raz-de-marée de la colère. Oublier mon petit corps pour vivre dans ma tête, pour survivre. Les larmes sont au corps inutiles lorsqu’il hiberne.
Et puis vient un temps pour la paix et l’acceptation. Parce qu’on a pas cru et qu’on a pas cessé de croire. Parce qu’on a le choix.
Je regarde la vie défiler, calme, paisible, au son du moteur qui ronronne, à travers la vitre de l’autobus. Il est si beau le monde…
Aujourd’hui mes larmes me rappellent la vie qui coule, qui coule toujours lorsqu’il est temps de descendre du bus, enfin arrivée mais sans destination, la vie au coin de l’œil humide. Les rivières aussi tortueuses soient elles sont toujours pleine de cette énergie des flots embellis par les obstacles. Et c’est ce qui importe. La vie, simplement.
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Dimanche 11 juin 2006, veille du retour à Montréal
C’était une fois, moi pis mon grand-père, on était allés sul résarvoir d’la Zec des Nymphes pour pêcher comme autrefois. Il ventait à écornifler les bœufs pis y faisa frette en sœur grise, tellement que les damoiselles était restées au shack pour pas dérencher leurs coiffures. On était là depuis un bon moment avec nos canne pis nos vers à pogner rien que du fond, à tchecker les amanchures des autres chaloupes, on commencait à pu pouvoir mettre les vers sur les hamecons tellement c’était frette. Ça fait que la, j’me prends une sanwiche en espérant me réchauffer les doigts dans le pain, pis soudain que ça mord tu pas su ma ligne. Des p’tits coup ben secs ben comme il faut, ça fait que là, j’le pique ben comme faut d’in ouies, pis j’commence à mouliner comme une pardue la sanwiche encore dans yeule. La canne qui plie comme si c’était l’bon dieu qui tira sur l’aut bout, j’te le dis mon gars, la j’savais qu’j’avais quek chose de gros en gériboire. Ça tirait tellement que la chaloupe penchait du bord de ma canne pis que j’avais une misère noire a la tenir. Pis mon rill qui slack. J’viens a bout de ramener, pis j’la vois su le bord d’la chaloupe : une grosse truite d’AU MOINS deux pieds, mon gars, qui s’gigotte au bout d’mon fil. Pis c’est la qu’le fil à peté, sœur grise de gériboire de st-sacrement.
Aussi bien raconter des histoires de pêche…
Malgré les petits fruits et les fleurs avec les fillettes, malgré leurs petites confessions et réflexions mignonnes, malgré la pêche à la ligne au bout du quai avec ces grands garçons que j’ai jadis bercé, malgré la complicité avec grand papa, malgré la joie de revoir la cousine, malgré le son des chutes, malgré cette fierté de voir mon petit frère dans son premier chez soi, malgré le soleil qui joue dans les cheveux des 12 flo avec qui j’ai joué toute la fin de semaine, malgré les truites, malgré tout ce qui fait habituellement mon bonheur, je reviens à Montréal le cœur un peu gros.
Pour ce qui devrait être de petits rien aussi. Tellement. De petits airs, moins de regards, surtout cette longue conversation qui termine tout juste avec frérot…
Pour une atteinte à un courage que j’ai fragile. Non, je ne suis pas aveugle.
Il y a pire que la tête qui explose et les IRM. Il y a ce qui se voit sans qu’on comprenne. J’ai jamais cru nécessaire d’expliquer même si je le fais parfois. Et quand je me résigne à expliquer, cette pitié, ça me dégoûte. C’est soudain autant pour moi que pour tout le monde, ce n’est pas facile, je travaille fort à me voir la-dedans. Mais on va finir par me convaincre que c’est la fin du monde.
Mais non, je refuse ça. C’est peut-être ce qui me prendra le plus de force.
Moi je suis heureuse d’être là et de vivre. Et à l’entendre, ce petit frère que j’adore, je devrais me cacher jusqu'à ce que ça ne paraisse plus. Arrêter de vivre pendant un temps alors que cette perspective m’a terrorisée. Je refuse avec colère et obstination. Rien ne m’empêchera de vivre pleinement. Surtout, mais surtout pas ça. Ce serait débile.
Je refuse de payer deux fois pour ce qui m’a déjà fait assez de mal. J’ai été malade et je m’en remet, est ce que quelqu'un peut le comprendre? Peut-être pas. Mais je n’aurais pas honte et je continuerai de m’en remettre avec sérénité, jusqu'à ce que je me retrouve et que ceux que j’aime n’aient plus cet air que j’aurais envie de leur faire ravaler.
J’ai toujours été la plus en forme de vous tous. N’ayez crainte, ce n’est qu’une question de temps… Et allez au diable! Défoulée. Plus envie d’en parler. Pas d’énergies à gaspiller la dessus.
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Trajet Joliette-Montréal
Lundi 12 juin 2006
Ce que je les adore ces petits. Ils m’ont laissé de jolis mots pour mon retour, avec quelques dessins dignes de picasso pour les plus petites, glissés dans mon sac comme un rayon de soleil auquel on ne s’attendais pas. Être la doyenne des petits enfants est une position enviable. Janie-Pier, Émy-Jade, Marie-Soleil, Sam, Chloé, Mumu, Dany, Raph, Val, Olivier, Mély, Mélodie. J’ai le beau rôle.
J’ai surpris Sam et Mumu hier dans une grande discussion, à savoir, Anick est elle un enfant ou une grande personne. Mélodie à tranché la question. Elle, elle est petite parce qu’elle vient de « naisser ». Moi je suis une grande personne petite, mais je suis pas une adulte parce que je n’ai pas de bébés, que je vais à l’école et que je joue à voler avec elle. Elle m’a aussi dit que j’allais guérir parce quand on est « naissé » depuis pas longtemps, on meurt pas, il faut donner un bisou sur le genou pis ça guérit.
Une opinion d’experte sur une petite éraflure, grande conversation en ceuillant des petites fraises et des fleurs pour grand maman avec Janie et Mimi. Toutes à l’age ou on montre ses 2 ou 3 doigts comme un exploit qu’on à réalisé, le résumé d’un récit de voyage ou on a tout à apprendre. Le soleil a toujours de plus beaux reflets dans les cheveux des enfants. D’immenses sourrires, si sincères, des yeux timides qui brillent encore plus quand on les a apprivoisé. La complicité la plus pure.
Je me sens près d’eux, une communion d’émerveillement. Déjà hâte de les retrouver.
Retour à la course Montréalaise, meeting à la mission. Réalité. Et j’ai oublié mon fil pour recharger chez grand maman… Fin forcée
vendredi, juin 09, 2006
lundi, juin 05, 2006
Voler
Carpe diem. Des secondes qui comptent, vivre. Même si parfois, souvent même, la peur me fait trembler. On en meurt pas d'avoir peur, pas souvent, jamais totallement. On meurt de fuir. De ne respirer que par le nez. On ne peux tester ses ailes qu'en se laissant aller dans le vide parfois.
Une envie soudaine de relire Courrier Sud. Parce que vivre, sans doute, c'est autre chose. Tellement.
***
Vivaldi, Yan Tiersen et Jack Johnson ont mis de la magie dans le dortoir de la Mission ce soir. Je les emmène respirer l'air des nuages, là ou elles ont toutes le droit d'être heureuses à leur façon. Qu'elles volent un peu au dessus du nid de coucou.
mercredi, mai 31, 2006
Je pédale forever
Ce qu'on s'amuse, et personne ne le sait.
* * * * * * * * * * *
Une continuité, une seule, tout change sauf la passion de se transporter sur deux roues. Dans la vie, dans ma tête, être une cycliste. Je suis la même et presque une autre, ces vents qui nous rendent plus fortes, ces fouilles qui nous apprennent à nous relever, et tous ces paysages, splendides, désolés, qui défilent sous les yeux, infinis. Métaphorique, je pédale.
Une crise de rage de vivre solitaire, un flot d'adrénaline et de l'air plein les poumons. Narguer la fatalité et les automobilistes en file. Foncer dans la vie comme dans les vents de front, les yeux grands ouverts. Je pédale.
Au rythme de ma respiration saccadée, cette montée qui n'en finit plus et mon sac qui me colle au dos, pour le plaisir, celui d'exister, de vivre. D'apprécier les pentes descendantes avec le souvenir, l'apprentissage des montées, ennivrée d'endorphines. Je pédale.
Corps-à-corps avec mon vélo, un soulier clippé, l'autre libre et vif, pour avancer plus vite, pour parer aux imprévus, mieux stopper, contourner ces connard qui subitement ouvrent leur portière en me laissent le choix de me faire emboutir ou de foncer dans l'obstacle, je deviens habile, légère, rusée, je vous nargue de plaisir et je pédale.
Un jour, on s'élance sans savoir que plus personne ne nous tiens derrière. Une instant de terreur lorsqu'on s'en appercoit, puis cette fierté dans notre fragile assurance, les petites botines acharnées, la démarche qui zigzaguee. Comme le bonheur. Certains tombent et abandonnent, certains veulent se faire porter, bien des gens optent pour une énergie autre que la leur; moi j'explore et je pédale.
Ne reste plus que les odeurs des quartiers, les couleurs des rues, le son des amis, des confidences, ces expériences derrière soi, l'avenir qu'on apperçoit comme une promesse d'infini, et surtout le présent. Vivre. Respirer. Découvrir. Je pédale.
samedi, mai 27, 2006
Évangéline
(Pauvre petite dame, fort stressée avec ces brutes qui ne comprennent pas qu'au départ, on devrait se demander dans quelle société on vit pour qu'on fasse travailler nos ainés au salaire minimum avec des tochnologies qui parfois, les dépassent)
Peu importe, je me suis mise à preter attention à ce qui jouait à cette infame radio commerciale qui semble toujours jouer les 10 mêmes artistes en boucle et exister pour pousser star académie.
Et la, c'est peut-être ma joie d'avoir un apres-midi à moi, la fièvre, le soleil qui ne me fait pas, le SPM, le printemps ou que sais-je, mais plantée là avec mes oeufs, mon lait et mon melon d'eau, au milieu de ces gens qui assassinaient la caissière des yeux, j'étais presque émue au larmes.
Évangéline
(Michel Conte)
Les étoiles étaient dans le ciel
Toi dans les bras de Gabriel
Il faisait beau, c'était dimanche
Les cloches allaient bientôt sonner
Et tu allais te marier
Dans ta première robe blanche
L'automne était bien commencé
Les troupeaux étaient tous rentrés
Et parties toutes les sarcelles
Et le soir au son des violons
Les filles et surtout les garçons
T'auraient dit que tu étais belle
Évangéline, Évangéline
Mais les Anglais sont arrivés
Dans l'église ils ont enfermé
Tous les hommes de ton village
Et les femmes ont dû passer
Avec les enfants qui pleuraient
Toute la nuit sur le rivage
Au matin ils ont embarqué
Gabriel sur un grand voilier
Sans un adieu, sans un sourire
Et toute seule sur le quai
Tu as essayé de prier
Mais tu n'avais plus rien à dire
Évangéline, Évangéline
Alors pendant plus de vingt ans
Tu as recherché ton amant
À travers toute l'Amérique
Dans les plaines et les vallons
Chaque vent murmurait son nom
Comme la plus jolie musique
Même si ton cœur était mort
Ton amour grandissait plus fort
Dans le souvenir et l'absence
Il guidait toutes tes pensées
Et chaque jour il fleurissait
Dans le grand jardin du silence
Évangéline, Évangéline
Tu vécus dans le seul désir
De soulager et de guérir
Ceux qui souffraient plus que toi-même
Tu appris qu'au bout des chagrins
On trouve toujours un chemin
Qui mène à celui qui nous aime
Ainsi un dimanche matin
Tu entendis dans le lointain
Les carillons de ton village
Et soudain alors tu compris
Que les épreuves étaient finies
Ainsi que le très long voyage
Évangéline, Évangéline
Près de toi était étendu
Sur un grabat un inconnu
Un vieillard mourant de faiblesse
Dans la lumière du matin
Son visage sembla soudain
Prendre les traits de sa jeunesse
Gabriel mourut dans tes bras
Sur sa bouche tu déposas
Un baiser long comme ta vie
Il faut avoir beaucoup aimé
Pour pouvoir encore trouver
La force de dire merci
Évangéline, Évangéline
Il existe encore aujourd'hui
Des gens qui vivent dans ton pays
Et qui de ton nom se souviennent
Car l'océan parle de toi
Les vents du sud portent ta voix
De la forêt jusqu'à la plaine
Ton nom c'est plus que l'Acadie
Plus que l'espoir d'une patrie
Ton nom dépasse les frontières
Ton nom c'est le nom de tous ceux
Qui malgré qu'ils soient malheureux
Croient en l'amour et qui espèrent
Évangéline, Évangéline
Évangéline, Évangéline
Cet accent de l'acadie, sous toutes ses formes, me touche. Si je peux avoir quelques jour cet été...
Le hasard, les rendez-vous
Je me dirige vers la salle de bain des filles, me regarde dans le miroir, le coeur un peu lourd, lorsque je croise un reflet connu dans la glace. Mais qu'es ce qu'elle fait ici elle? Valou! Supposée être à l'université ou dans un quelconque coin de l'Afrique en train de chercher de nouvelles molécules, pas dans une salle de bain montréalaise! Apres quelques sonores effusions de joie programmées quelque part loin dans le code génétique des filles, j'apprends qu'elle est maintenant en soins infirmiers, et qu'elle sera dans mon groupe l'an prochain. Le monde est petit? Non! Le monde est grand, mais on s'y retrouve. C'est fou!
mercredi, mai 24, 2006
Elles, encore elles
Parfois, le jour tombe
comme un soldat touché, a genoux
et tu ne reconnais plus ton ombre
ta chaix déchirée par leurs cailloux
Mélisa, je voulais te dire...
Parfois les mots blesses de leur insuffisance...
Toujours déchirée
l'enfance que tu oublie
les aiguilles, les hommes pour les payer
ton regard éteint qui fuit
Non, je n'ai rien à dire, cette violence, cette rage, cette petite fille que tu es toujours, on devrait la serrer fort, lui ressuciter ses chats.
On n'efface pas le passé. Ais-je le droit de vouloir que tu bâtisse l'avenir?
China
Elle semble bien solitaire, petite chouette, et ce rire sonore qu'elle adresse aux anges dérange. Elle est ailleurs.
Sans avertir.
Premier contact alors que je plie des serviettes.
Interruption.
-You're a good person. I think I'd like to know you, can I? My name is China. Nobody knows.
Un choc pour la petite intervenante que je suis... Plus qu'une présentation, ce désir de contact. Et elle me parle d'elle.
-I'll come back and I'll speak to you. I will.
Un joli nom qu'elle s'est choisi puisque personne ne l'a jamais appelé comme ça.
On me paye pour m'enfoncer dans plusieurs autres monde. Depuis 4 ans, depuis 3 semaines à temps plein. A s'en sentir perdue. Ce n'est pas triste, pas toujours. Un rire à la Mission prends toute sa valeur, les heures passent au rythmes des émotions démesurées.
Quand elles se couchent, je me dit que nulle part ailleurs on ne ressent autant le rythme pulsé de la vie. Parce que dans la douleur, il y a la guérison et dans le manque, l'espoir et le dépassement. L'humanité qui souffre et qui lutte, c'est l'humanité qui apprends et grandis. Et j'ai la chance d'être témoin de cela. Fascinant, déchirant... Moi qui croyais payer mes études avec elles, je me paie aussi d'expériences riches, j'apprends tellement.
Et c'est injuste, je recois beaucoup plus que ce que je suis en mesure de donner...
Je voudrais seulement, pendant ces années, leur dire que je crois en elles, à leurs ailes, et qu'elles y croient aussi. Reconnaitre leurs souffrance, c'est leur donner la possibilité d'en faire quelque chose de constructif.
Rétablir la justice
mardi, mai 23, 2006
Partir
Faut prendre le temps de bien les ressentir:
Pérou 2006
Tanzanie 2007
Rien a ajouter, je continue ma journée, guide de voyage a la main.
dimanche, mai 21, 2006
La pluie
Dans ma fenêtre, un perle d'eau, une seule, résiste. Elle se tuera dans une course ou elle laissera un peu d'elle même dans son sillon brillant. Comme les autres.
Comme nos larmes.
Comme nous.
samedi, mai 20, 2006
Je chante (moi aussi)
les nuits balaieront les erreurs entassées dans le bas de nos ventres
à partir de maintenant
je chante
Le brûlant s'est levé et frappe à la porte de nos vies en chantier
les zéboueurs zéboueront nos collectes classées des trésors qu'on ignore
à partir de maintenant
je chante
A midi c'est l'sandwich aux terrasses des cafés sur les champs-épuisés
et plus tard c'est déjà une histoire encombrée dans les plis de nos rêves
à partir de maintenant
je chante
A six heures le coiffeur taillera la colline c'est du vent de gagné
on boira sans scrupule pendu au crépuscule on attend les fantômes
à partir de maintenant
je chante
Les lumières de la ville caressent les phobies de nos ombres esseulées
le métropolitain oubliera c'est certain les cloportes
à partir de maintenant
je chante
Dans une heure maintenant on quittera le parking des frontières tracées
dans le vent qui nous saoule où l'on aperçoit les vagues qui nous roulent
puis on s'endormira comme les autres
à partir de maintenant
je chante
(Les têtes raides-2000)
jeudi, mai 18, 2006
Pour maintenant
Entendre le parfum des couleurs
Just a very fool hope...
mercredi, mai 17, 2006
Pseudo légèreté
Chacun reste dans sa cabane par peur de se mouiller. Aujourd'hui, hier, demain... On se refuse de vivre par peur. Mais vivez, vivez! Osez essayer, désirez, foncez, aimez!
Tout ce que j'aimerais dire aujourd'hui, c'est que la simplicité et la légèreté prennent leur vrai valeur lorsqu'on ose aller en profondeur.
Un vrai défi, une vraie exaltation, un équilibre dynamique qui évolue.
Le vide est léger, il est n'importe ou, banal. Ce qui fait le monde exaltant, c'est que de lourds avions puisse voler comme des être humains qui se donnent le droit de vivre vraiment, d'être et de rêver.
Elle est la la vraie simplicité, la vraie légèreté, pas dans un ballon vide qui reste au sol et qui roule toujours dans le même carré de terre. Oh oui, si léger, si simple... Mais a quoi bon, il ne va nulle part.
vendredi, mai 12, 2006
souvenir de mes 20 ans
T’écouter, un essaim de mots bourdonnants projetés dans les airs, épars, perdus, quittant la ruche dans un mouvement panique. Moi, debout au milieu de toutes tes petites entités, étourdie, tentant de comprendre un être et un monde qui tournent en sens inverse, en différé, aux limites de l’insondable.
Conprendre enfin l’irrationnelle folie sucrée de la vie. Ne plus m’étourdir, me joindre aux voix des vents qui jouent dans les feuillages. Admirer simplement ces flocons noirs et jaunes qui tournoient dans la lumière limpide du soleil. Me laisser porter par ces bourdonnements, me découvrir des ailes.
Bonheur silencieux d’apprendre le monde, ennivrée d’air pur, de pluies et de soleil. Tes reflets ailés dans mes prunelles comme des étoiles colorées, quelques étoiles dans mon ciel infini.
Au matin encore humide
Se sentir comme un rivière désséchée
Dans le lit de nos tumultes
Tu viens et tu va comme le vent
Inconscient des flots sur mes joues
De mes perles fraîches qui vont mourrir à la terre
Perdues pour toujours, souflées par toi.
Tu me visite comme toutes ces autres
Piétinant mes berges sans t’y arrêter
Sans regarder le ciel dans mes eaux claires
Ayant trop peur de t’y abandonner
De te noyer dans l’infinitude,
Tu ferme les yeux sur les voyages qui pourraient être.
Préférant le calme de tes paupières closes.
Souffle pour agiter mes vagues
Plutot que de me tuer par le bruit de tes ailleurs
Nous sommes tous deux liberté et espace
Impossible de nous retenir entre les doigts
Jamais je ne voudrais te contenir
Te tuer d’une immobilité creuse
Ose me regarder et te voir dans mes vagues.
jeudi, mai 11, 2006
Travailler avec elles
Il y a plus qu'aider, qu'écouter, il y a pire. Donner une couverture à une femme pour qu'elle couche dehors, et lui souhaiter bonne chance, par exemple. Et il y a toujours pire. Refuser, parce qu'on ne peut pas, alors qu'on voudrait tant. Regarder plonger, regarder mourir alors que le monde entier s'en moque.
C'est dur, tous les soirs, et en sortant, le monde semble si irréel. La terre continue de tourner alors que des gens souffrent. Sa rotation est la seule chose qui ait un sens.
Des bouts de papiers trouvés au travail ce soir. J'ai envie de leur donner la parole:
Yes, what I'm writing about is my older sister know by King Edwards family who was excommunicated from the church in England. Because they discovered he is actually the devil. My older siser was murdered by the family that murdered also the Kennedy's... - C. M.
Il est facultatif d'etre ou de ne pas être parfois il faut que l'on recommence a zéro et cela nous décourage à certain point que nous ne saurions plus ou en sommes nous dans notre enfer. C'est à ce moment ou période de notre vie que l'on se remet en question. - B. L.
C. qui croit avoir vu le diable couper sa soeur en morceau alors qu'elle observait, impuissante, au paradis.
M. petite fleur fanée à l'héroïne
M. qui vend son corps pour presque rien, puisqu'elle le déteste de toute façon
...
Je voudrais que ça n'existe pas.
Et pourtant, il y a plus de vie et de sincérité que partout ailleurs. C'est beau, fragile, c'est la vie qui renait, doucement, dans tout les coins.
Ce soir, C. a fait un vitrail... Il n'y a rien à ajouter.
mardi, mai 09, 2006
Le bonheur et la fatigue
Ma vie...
Dance like nobody's watching; love like you've never been hurt. Sing like nobody's listening; live like it's heaven on earth. (Twain)
Tout le monde regarde, écoute, et ces blessures... non ce n'est pas le paradis sur terre. Mais peu importe, on rétablis la justice en connaissant encore plus la valeur de la vie, en la savourant dans tout ce qu'elle a de beau, en étant encore plus heureux que tout le monde.
Je suis ailleurs, encore. Avancer, c'est parfois laisser des choses derrières, c'est souvant changer de route, explorer. J'aimerais trouver le mythique chemin qui ne finisse pas en cul de sac et grimper cette montagne que je vois au loin, celle que je fixe depuis toujours, mettre un pas sur un autre pour pouvoir un jour, du sommet, enfin me reposer, regarder derrière, voir ce que j'ai créé, les nouveaux sentiers, les miens. On finit par comprendre que s'il y a un sentier devant, c'est que c'est forcément le chemin de quelqun d'autre, qu'on peut y faire quelques pas mais que le notre nous est uniques et qu'on doit le débrousailler, seule, que c'est ça l'aventure, la beauté de la chose, tout un monde de découverte.
Je ne peux que me sentir toute petite et fragile devant cette vie. Parfois, je suis fatigué de ces bêtes qui m'attendent dans chaques recoins, ces épreuves à surmonter. Fatiguée.
De devoir porter d'autres gens dans mon baluchon pour les aider a voir, de voir tous ces blessés de la vie que je me refuse à laisser derrière, d'accepter que certains aient décidé de se laisser mourrir au bord de la route; la fatigue d'être une intervenante.
De les voirs, ceux de qui j'ai le sang, se perdre, se blesser, m'ignorer, de devoir m'en soucier malgré ce lien si faible, pourtant désiré; la fatigue d'être leur fille.
De le savoir libre, cet agresseur, de s'entêter à ne pas lui en vouloir, de voir malgré soi sa détresse. De savoir son nom. une colère nouvelle; la fatigue d'être une victime parmis tant d'autres.
De savoir la vie injuste, tous ces trucs qui tombent sans s'etre aucunement annoncé, surprise, la maladie, la mauvaise naissance, la mort.
D'être au milieu de tous ces gens qui sont faux, fermés aux autres.
De ces gens qui se refusent à réfléchir. Qui se bornent aux plaisirs vides de sens. Qui m'utilisent. Qui croient êtres légers, mais qui sont vains.
Et pire encore, ces injustice, ces atrocités qu'on se fait entre humains, comme si c'était obligé. On devrait s'arrêter et en pleurer. On peut voir le monde sur google mais on se tue encore partout pour des stupidités, des gens meurent de n'etre pas nés au bon endroit, des enfants se prostituent, d'autres en profitent, etc...
Je ne saurais rendre cela par des mots. Aller vomir rendrait davantage mon sentiment.
...
et encore ...
Fatiguée, surement, mais j'y crois toujours en cette humanité. A ces petis geste qui rendent le monde beau. A la magie d'etre là, de vivre, d'avoir le pouvoir d'avoir les yeux qui brillent malgré tout.
J'aurais envie qu'il me pousse des ailes, de me laisser porter par un vent chaud et léger. De créer la dessus. De partager, de donner et de rire librement. De me laisser protéger parfois. L'amour peut-être.
Je sais que je peux voler, et je ne suis pas la seule.
Longue nuit
Je suis une plage sous les étoiles
du sable froid, mais libre
a quelques grains tassé sous tes pieds inquisiteurs
mais qui t’as permis de faire fuir la mer
ce sont mes larmes qui laissent la rosée du matin
insuffisantes pour venir effacer tes pas.
Oh oui, pour la première fois, je te déteste,
pour mieux fermer les yeux
on a pas le droit, mais toi tu les as tout pris.
lundi, février 20, 2006
Cadavres, jardins, bleu et cie
Petite pause, détour par ici, ça fait si longtemps, et tellement de pages se sont écrites sur l'écran de ma vie, de nouvelles écritures, la sienne, et de nouvelles couleurs, beaucoup de joli bleu dans mon paysage et plus de rose sur mes joues. Les jours et les mois se sont envolés, doucement, tout comme certaines vieilles douleurs, et j'ai l'impresison d'avoir retrouvé de douces certitudes que je croyais perdues. On oublie finalement... et ce qu'on est revient toujours.
On choisit ce qui pousse dans notre jardin lorqu'on veut bien déserber et s'arrêter à planter, pour aujourd'hui plein de marguerites blanches et de fleurs bleues, pour demain des plantes plus exotiques.
Il faut bien se faire la main.
J'adore jouer dans la terre fraîche peu importe ce qu'il en sort, avoir les genous sales et les yeux brillants. J'ai un jour choisis de vider mon jardin, le voyant vide j'ai planté avec mes larmes et mes espoirs avec la ferme intention d'arracher tout ce qui ne serait pas identique à ce que je vois dans mes rêves, prete à accepter que mon jardin soit vide à jamais. - Et les tiges pleines de vie qui me chatouillent aujourd'hui les mollets me donnent raison.
Et je continue à avoir les genous sales et à travailler ma terre, la main plus assurée.
Voilà. Je regarde mes poissons avec mon Chinook préféré et je procrastine activement. J'y retournerais lorsque j'aurais réussis a me convaincre que mes notes ne sont pas si primordiales. Je travaille mieux l'ame en paix. En m'arrêtant, j'ai gagné déja un peu.
Après tant d'année à l'école, c'est une deuxième session pour la première fois. Aurais-je muri? J'ai encore autant le vertige du haut de mon arbre, celui de tomber de haut, cette peur de murir de la mauvaise façon et de me retrouver fanée au pied du pommier. C'est peut-être une peur que gardent avec eux tous ceux à qui la vie à tiré trop de plomb dans la tête. On apprends tout par la douleur, mais ce n'est pas triste.
Je retourne à mes travaux, un coin rebelle de mon jardin, sur cet air:
Axelle Red - a Quoi ca Sert
bien souvent je me demande
le but de ces efforts
le but de tout vouloir apprendre
de bouleverser mon sort
je cours après la perfection
mais je n' peux plus avancer
non plus m'arreter
à quoi ca sert
ces sentiments profonds, oh non
je me sens de travers
à force de voir mon monde à l'envers
faut qu' je cesse de m'inventer des questions
non
à quoi ca sert
toutes ces nuits je me tourmente
je me culpabilise
des visions d' bonheur qui me hantent
les gens me stigmatisent
cette soif d'autodéfense me grise
mais je n'arrive pas à dessoûler
ni à me défouler
à quoi ca sert
ces sentiments profonds, oh non
à quoi ca sert
de me gaver de ces goûts éphémères
de vouloir me redorer le blason
non
à quoi ca sert
a quoi ca sert
saisis ta chance
me dit ma conscience
faut qu' je fasse quelque chose
avant que je n'explose
à quoi ca sert
mes sentiments profonds, oh non
je me sens de travers
à force de voir mon monde à l'envers
faut qu' je cesse de m'inventer des questions
non
à quoi ca sert
je n'ai plus de repère
à quoi ca sert
lundi, août 08, 2005
Une bulle d'anxiété
Pis tout le reste. Ah, ces chers moments d'anxiété, je vais aller méditer...
mardi, juillet 12, 2005
Écrire ou ne pas écrire
"La poésie est le journal d'un animal marin qui vit sur terre et qui voudrait voler." Carl Sandburg.
Mon p'tit Carl, que de sagesse...
C'est peut-être que j'écris pour être comprise, et que les autres en croyant m'avoir comprise ne me comprennent en rien, prenne les parts pour le tout.
Alors prenez mes mots pour ce qu'ils sont, de vulgaires papillons de nuit qui recherchent la clarté, tournoient dans tout les sens, mais personne n'a idée de ce qu'elle est, cette lumière qui vit en moi. Personne.
samedi, juin 25, 2005
Adolf Hitler sur ma commode
La personne étrange et découettée avait faillis le tuer 3 jours plus tot, immédiatement après l'avoir adopté, en glissant à vélo sur une bande de trottoir trempée, vélo soudé aux corps à cause de nouvelles clips à soulier trop rigides, ce qui perça le sac du petit queue de voile qui fut sauvé in extremis mais sans séquelles grace à la vitesse vertigineuse du vélo devenu véhicule d'urgence prioritaire pour l'occasion. Mais de tout ça, Adolf n'en avait rien à foutre. Rien du tout.
Alors bienvenue chez moi petit poisson.
Batir
Cette obsession du plaisir immédiat de l'instant présent me dérange, ce désir de ne pas penser à demain, cette soif d'immobilisme, croissance sans cesse avortée.
Rien n'est plus précieux que le moment présent, mais réfléchir a ce qu'on en fait empeche de perdre son temps dans cette vie si courte.
Moi
je veux
batir.
M'amuser à le faire.
Pour me surpasser dans mes présents à venir, riche de mes apprentissages, aller au dela de moi, ne pas sans cesse recommencer les mêmes expériences avec pour seul bagage supplémentaire l'amertume.
Je n'ai plus envie de me donner dans ce qui ne me donnera jamais rien. De me tuer à vouloir vivre si intensément un présent qui passe beaucoup trop vite et qui empoisonne mes moments qui suivent.
Le bonheur est toute de suite, se fait chaque jour. Il est dans le chemin, pas dans la destination, encore faut il choisir son chemin pour découvrir autre chose et ne pas constemment tourner en rond dans un acre de terres fades.
Risquer oui, mais pour quelque chose. Pour que demain soit aussi beau, peut etre plus encore, qu'aujourd'hui.
Parce qu'on a tous une bombe dans le corps, une fin qui nous guette. La mienne est seulement plus arrogante. Si nous allons tous mourrir, alors vivons pleinement, avec l'espoir que demain arrive, parce que ce jour différent nous amenera plus loin, peut-être, et que nous deviendrons meilleurs.
Aurais-je le temps?
Ce n'est pas la peine
Et il ajouta :
- Ce n'est pas la peine ..."
samedi, juin 11, 2005
Mini défoulement littéraire express
____________________________________________
Je suis un ti peu mélancolique ce soir sous mes airs de célibataire sereine. Mais j'aime cent fois mieux cette situation que d'être avec n'importe qui, n'importe comment. Personne n'a réussis a faire battre mon petit coeur plus vite depuis fort longtemps. M'enfin presque, mais lui, es ce que ça compte, puisque ça n'a pas compté assez pour lui? Gros gachis. Jamais eu autant de choix de ma vie pourtant, autant de possibilité, rationellement interessantes. Pourtant, ce n'est pas ce que je cherche.
Aujoujd'hui, je crois que j'avais les hormones dans le tapis (cute le TGV!), marre de voir des petits couple se licher dans MA roue. Ça me manque par bouts... Ah les souvenirs, les espoirs, les regrets et surtout, l'envie de bâtir quelque chose de vrai et de beau avec quelqun qui me fait réellement tripper... Rien ne presse, j'adore tout de même ma vie comme elle est et je suis encore fragile des derniers mois.
Trop d'étoiles dans le ciel,
lueurs mortes
lever la haut des yeux qui coulent
la nostalgie brille plus fort
certaines nuits.
Je me perds dans le noir
traîtres astres
de ne plus vouloir ouvrir les yeux
trop d'étoile et de pénombre autour
les irritent
Crevez moi les pupilles ce soir
par pitié
que j'oublie les astres de la nuit, d'hier
pour mieux attendre un dieu soleil
en lequel j'ai perdu foi
lueurs mortes...
traiitres astres...
Rien n'est plus présents que les souvenirs, figés dans le temps. Éternité.
jeudi, juin 09, 2005
Tranche de vie , tranches de fruits
Moment du jour:
Je tranche une mangue, énorme, son jus dégoulinant sur mes poignets, sa chair fibreuse si douce se détachant avec une faible résistance du noyau entre mes doigts, son parfum doux, une expérience sensuelles fabuleuse. Surtout avec l'ambiance de notre souper de coloc, la musique, nos conneries, eux. C'est étrange de vivre tous les jours avec des gens et que lorsqu'on se retrouve tous ensemble certains soirs comme dans un party, tout heureux d'être ensemble, avec cette complicité déjà installée et tous ces rires. L'été sera chouette, un de ces rares ou on sera là tous les 5. Revenons en a cette mangue, c'étais la meilleure de tous les temps. Parfaite. Divine. On avait l'air de gang de pas tout à fait bien en train de la déguster. C'était plutot hillarant. Je suis probablement moi même pas tout a fait bien d'écrire tant de mots sur ce sujet, héhé.
Almodovar une prochaine fois
Au deuxième, La cité de Dieu, je me suis rachetée. Ils ont été septiques quand ils ont vu que c'était un film en protugais sous-titré affublé en prime d'une critique du journal de Mourial sur sa pochette, mais je crois que tout le monde à été conquis.
"Années 60. Gamin de onze ans, Fusée habite la Cité de dieu, une banlieue pauvre de Rio. Son grand frère vit de chapardages et se retrouve mêlé à un meurtre sordide. Petit Dé admire le gang de Tignasse et rêve de devenir le roi du quartier.
Années 70. Petit Dé prend en charge le trafic de drogue avec la complicité de Bené. Paranoïaque, le caïd souhaite se débarrasser des autres dealers. Plus sentimental, Fusée tombe amoureux de la jolie Bérénice.
Années 80. Petit Dé devenu Petit Zé règne sur un empire de la drogue. Il ne tolère plus la moindre résistance et viole la compagne de Manu Tombeur. Ce dernier s'allie avec Carotte pour se venger. Fusée devient le témoin privilégié de cette guerre urbaine. " (www.filmdeculte.com)
Basée sur des faits réels, on s'attache aux personnage de la favela qui sont présentés sans manichéisme, quelques scènes choc provoquent par leur violence, sans tomber dans la moralisation, on assiste à quelques tranches de vies, on y croit d'autant plus. J'ai adoré. Marquant dans la lignée de Trainspoting ou de Requiem for a dream. J'adore les films différents du cadre rigide et du sentationnalisme typique américain. On joue dans la nuance, la profondeur, la sensibilité et la subtilité. C'est à voir!
Bon, j'écoute Romane Serda et Cabrel, kétaine de moi et fière de l'être, en faisant le tri de mes boites de déménagement restantes. Pis je me dis qu'il est tard, que la matante en moi cri au scandale parce que ça-se-fait-tu-donc-pas-se-coucher-à-des-heures-de-même, que je devrais aller courrir en me levant demain, qu'en attendant dormir ça serait bien, que mes plantes ont donc ben poussé pis que mon Chinook est mignon avec ses grands yeux fluorescents.
Je cesse donc de sautiller sur le ballon suisse qui me sert de chaise, j'enlève mes petites lunettes rouges, celles qui me donnent un air de s... c... pour ceux qui les ont baptisées ;-), et je me lance direct dans mes beaux draps jaunes avec mon male poilu favoris. Le bonheur, c'est tout à fait ça.
mercredi, juin 08, 2005
Le talent des autres
Parce qu'après le jour la nuit
Parce qu'après la vie la mort
Parce qu'après l'amour vient l'oubli
Parce que toujours ne dure pas
Parce que parfois le jour se lève
Parce que le soleil peut briller
Parce que souvent le ciel est gris
Parce que la nuit tombe toujours
Parce que rien n'est jamais certain
Parce que rien n'est jamais pareil
Parce qu'un sourire réchauffe un coeur
Et le lendemain le détruit
Parce que tout peut arriver
Parce que rien n'arrive jamais
Parce que pleurer ne résout rien
Parce qu'en rire n'est qu'un moyen
Parce que les blessures se referment
Mais que les cicatrices restent
Parce que la confiance s'estompe
A mesure que grandit la peine
Parce que l'on est toujours tout seul
Mais que l'on préfère l'être à deux
Parce qu'on se croit inconsolable
Parce qu'on se dit malheureux
Parce qu'on cherche la solution
Sans avoir trouvé le problème
Parce que la peur nous prend soudain
Parce que nos efforts semblent vains
Parce qu'au fond on reste le même
Parce qu'on ne vieillit jamais bien
Parce que mourir est une issue
Mais que cela ne sert à rien
Parce que son regard me fait vivre
Parce que je veux encore me battre
Parce que sans lui je ne suis rien
Parce que pour lui je ne suis rien
Parce que parfois je me déteste
Et que parfois je hais les autres
Parce que s'en vouloir à soi-même
Est trop honnête pour être bien
Parce que parfois je pense à lui
Comme on pense à son avenir
Comme on pense à sa dernière chance
Comme on pense à l'impossible
Parce qu'il y a des questions qui restent
Parce que parfois on ne sait pas
Parce que parfois on se demande
Parce qu'on ne sait jamais pourquoi
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Ordre du Jour -- par Jean-Pierre Rosnay
Tenir l'âme en état de marche
Tenir le contingent à distance
Tenir l'âme au-dessus de la mêlée
Tenir Dieu pour une idée comme une autre
un support, une éventualité,
une contrée sauvage de l'univers poétique
Tenir les promesses de son enfance
Tenir tête à l'adversité
Ne pas épargner l'adversaire
Tenir parole ouverte
Tenir la dragée haute à ses faiblesses
Ne pas se laisser emporter par le courant
Tenir son rang dans le rang de ceux qui sont décidés
à tenir l'homme en position estimable
Ne pas se laisser séduire par la facilité
sous le prétexte que les pires
se haussent commodément au plus haut niveau
et que les meilleurs ont peine à tenir la route
Etre digne du privilège d'être
sous la forme la plus réussie: l'homme.
Ou mieux encore, la femme.
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Par Antonio Machado
Jamais je n'ai cherché la gloire
Ni voulu dans la mémoire
des hommes
Laisser mes chansons
Mais j'aime les mondes subtiles
Aériens et délicats
Comme des bulles de savon.
J'aime les voir s'envoler,
Se colorer de soleil et de pourpre,
Voler sous le ciel bleu, subitement trembler,
Puis éclater.
A demander ce que tu sais
Tu ne dois pas perdre ton temps
Et à des questions sans réponse
Qui donc pourrait te répondre?
Chantez en coeur avec moi:
Savoir? Nous ne savons rien
Venus d'une mer de mystère
Vers une mer inconnue nous allons
Et entre les deux mystères
Règne la grave énigme
Une clef inconnue ferme les trois coffres
Le savant n'enseigne rien, lumière n'éclaire pas
Que disent les mots?
Et que dit l'eau du rocher?
Voyageur, le chemin
C'est les traces de tes pas
C'est tout; voyageur,
il n'y a pas de chemin,
Le chemin se fait en marchant
Le chemin se fait en marchant
Et quand tu regardes en arrière
Tu vois le sentier que jamais
Tu ne dois à nouveau fouler
Voyageur! Il n'y a pas de chemins
Rien que des sillages sur la mer.
Tout passe et tout demeure
Mais notre affaire est de passer
De passer en traçant
Des chemins
Des chemins sur la mer
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par Rainier Maria Rilke
Je suis peut-être enfoui au sein des montagnes
solitaire comme une veine de métal pur ;
je suis perdu dans un abîme illimité,
dans une nuit profonde et sans horizon.
Tout vient à moi, m'enserre et se fait pierre.
Je ne sais pas encore souffrir comme il faudrait,
et cette grande nuit me fait peur ;
mais si c'est là ta nuit, qu'elle me soit pesante, qu'elle m'écrase,
que toute ta main soit sur moi,
et que je me perde en toi dans un cri.
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Par Friederich Nietzsche
La vague ignore le repos
La nuit aime le jour radieux
Il est beau de dire "je veux"
Mais "j'aime" est encore plus beau.
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Par Samuel Beckett
que ferais-je sans ce monde sans visage
sans questions
où être ne dure qu'un instant où chaque instant
verse dans le vide dans l'oubli d'avoir été
sans cette onde où à la fin
corps et ombre ensemble s'engloutissent
que ferais-je sans ce silence gouffre des murmures
haletant furieux vers le secours vers l'amour
sans ce ciel qui s'élève
sur la poussière de ses lests
que ferais-je je ferais comme hier comme aujourd'hui
regardant par mon hublot si je ne suis pas seul
à errer et à virer loin de toute vie
dans un espace pantin
sans voix parmi les voix
enfermées avec moi
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Par Emily Dickinson
On apprend l'eau - par la soif
La terre - par les mers qu'on passe
L'exaltation - par l'angoisse -
La paix - en comptant ses batailles -
L'amour - par une image qu'on garde
Et les oiseaux - par la neige
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Par Bob Kaufman
Voyageur, vagabond du coeur,
En route pour un million de minuits, noirs, noirs
Voyageur, vagabond des mondes d'étoiles,
En route pour un millions de demains noirs, noirs,
Cherchez et trouvez les enfants d'Hiroshima
Ramenez-les, ramenez-les.
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Par Wislawa Szymborska
Tout hasard
Cela a pu arriver.
Cela a dû arriver.
Cela est arrivé plus tôt. Plus tard.
Plus près. Plus loin.
Pas à toi.
Tu as survécu, car tu étais le premier.
Tu as survécu, car tu étais le dernier.
Car tu étais seul. Car il y avait des gens.
Car c'était à gauche. Car c'était à droite.
Car tombait la pluie. Car tombait l'ombre.
Car le temps était ensoleillé.
Par bonheur il y avait une forêt.
Par bonheur il n'y avait pas d'arbres.
Par bonheur un rail, un crochet, une poutre, un frein,
un chambranle, un tournant, un millimètre, une seconde.
Par bonheur le rasoir flottait sur l'eau.
Parce que, car, pourtant, malgré.
Que se serait-il passé si la main, le pied,
à un pas, un cheveu
du concours de circonstances.
Tu es encore là? Sorti d'un instant encore entrouvert?
Le filet n'avait qu'une maille et toi tu es passé au travers?
Je ne puis assez m'étonner, me taire.
Ecoute
comme ton coeur me bat vite.
_________________________________
Par Halina Poswiatowska
Je te souris. Qu'est-ce qu'un sourire?
Une lumière envoyée à une étoile par une étoile.
Une odeur qui lie les herbes en prairie bourdonnante.
Une douce couleur la couleur verte de mes yeux s'emmêle dans tes doigts.
Tu tiens dans ta main le corps tout chuchotant de la
prairie.
Le contour de l'herbe étroit et âpre raconte mes yeux qui
regardent à l'infini.
Tu me souris.
*******************************
hier j'écrivais des poèmes
comme je distribue aujourd'hui les baisers
mes baisers sont moins chers
mes poèmes de plus en plus rares
maintenant j'écris des poèmes seulement
quand la couleur d'une fleur me blesse
ou lorsqu'une chauve-souris
dans son vol nocturne frôle ma joue
j'embrasse en toute saison
j'embrasse des étudiants des médecins
des poètes rencontrés au hasard
ensuite ils en font des poèmes
comme moi je distribue les baisers
par poignées à l'étourdie à la hâte
****************************************
mon Dieu aie Pitié de moi
pourquoi m'as-tu créée à la dissemblance
des pierres dures
je suis emplie de tes mystères
je change l'eau en vin du désir
le vin - je le change en flamme de sang
Dieu de ma douleur
d'un souffle de satin habille
le nid vide de mon coeur
doucement - sans froisser les ailes
insuffle en moi l'oiseau
dont la voix argentine est tendresse
*******************************************
toutes les fois que le veux vivre je crie
quand la vie me quitte
je me colle à elle
je lui dis - vie
ne t'en va pas encore
sa main chaude dans la mienne
mes lèvres à son oreille
je chuchote
vie
- comme si la vie était quelqu'un qu'on aime
et qui veut partir -
je me pends à son cou
je crie
________________________________
Le Verbe Être--Par André Breton
Je connais le désespoir dans ses grandes lignes. Le désespoir n'a pas d'ailes, il ne se tient pas nécessairement à une table desservie sur une terrasse, le soir, au bord de la mer. C'est le désespoir et ce n'est pas le retour d'une quantité de petits faits comme des graines qui quittent à la nuit tombante un sillon pour un autre. Ce n'est pas la mousse sur une pierre ou le verre à boire. C'est un bateau criblé de neige, si vous voulez, comme les oiseaux qui tombent et leur sang n'a pas la moindre épaisseur. Je connais le désespoir dans ses grandes lignes. Une forme très petite, délimitée par un bijou de cheveux. C'est le désespoir. Un collier de perles pour lequel on ne saurait trouver de fermoir et dont l'existence ne tient pas même à un fil, voilà le désespoir. Le reste, nous n'en parlons pas. Nous n'avons pas fini de deséspérer, si nous commençons. Moi je désespère de l'abat-jour vers quatre heures, je désespère de l'éventail vers minuit, je désespère de la cigarette des condamnés. Je connais le désespoir dans ses grandes lignes. Le désespoir n'a pas de coeur, la main reste toujours au désespoir hors d'haleine, au désespoir dont les glaces ne nous disent jamais s'il est mort. Je vis de ce désespoir qui m'enchante. J'aime cette mouche bleue qui vole dans le ciel à l'heure où les étoiles chantonnent. Je connais dans ses grandes lignes le désespoir aux longs étonnements grêles, le désespoir de la fierté, le désespoir de la colère. Je me lève chaque jour comme tout le monde et je détends les bras sur un papier à fleurs, je ne me souviens de rien, et c'est toujours avec désespoir que je découvre les beaux arbres déracinés de la nuit. L'air de la chambre est beau comme des baguettes de tambour. Il fait un temps de temps. Je connais le désespoir dans ses grandes lignes. C'est comme le vent du rideau qui me tend la perche. A-t-on idée d'un désespoir pareil! Au feu! Ah! ils vont encore venir... Et les annonces de journal, et les réclames lumineuses le long du canal. Tas de sable, espèce de tas de sable! Dans ses grandes lignes le désespoir n'a pas d'importance. C'est une corvée d'arbres qui va encore faire une forêt, c'est une corvée d'étoiles qui va encore faire un jour de moins, c'est une corvée de jours de moins qui va encore faire ma vie.
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L'amoureuse-- Par Paul Eluard
Elle est debout sur mes paupières
Et ses cheveux sont dans les miens,
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s'engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.
Elle a toujours les yeux ouverts
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s'évaporer les soleils
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire.
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Final del vuelo -- Par Juan Duch Gary
Háganme bajo la arena de los mares,
un tibio claustro
para guardar los sueños
que en tardes de lluvia y de jazmines
me pueblan los cabellos y la frente.
Pongan junto al aceite
de alimentar la lámpara ;
sobre el delicado fieltro
de recoger el polvo y los misterios ;
una blanca porción de nube derribada
y un almidonado traje
con su largo bastón de caminante.
En un día de ráfaga y destello
regresaré de mi vuelo itinerante
y encontraré reunidos,
en mi amable reducto solitario,
los ingredientes de la fantasía
despiertos y agrupados.
Procuraré alentar su movimiento
sin ataduras de elipse planetaria ;
con un soplo perpetuo.
Reduciré el camino de mis pasos
a la quietud admirable de los astros.
Y viviré la vida en algodones
sin piel, sin huesos y sin nervios.
mardi, juin 07, 2005
Petite journée
Histoire en détail à la manière de Julie, mémère préposée à la grande roue.
Petite journée de travail ordinaire dans la vie de l'auteure...
L'auteure se lève. En fait elle n'a pas vraiment dormi, son nouvel appareil de rétention dentaire s'ayant déjà amusé à lui gâcher l'existence. Il ne suffit pas de si peu pour perturber la bonne humeur légendaire de l'auteure. L'auteure avale un quart de cantaloup bio et du fromage cottage pas tout à fait frais, comme elle l'adore , en profitant de la fraîche douceur matinale, prenant juste assez de temps pour être en retard à son travail. L'auteure, fidèle à son habitude, adore défier le temps.
Après avoir enfilé en vitesse son pantalon bleu d'uniforme et une camisole aqua et avoir enfoncé en vitesse son lunch et le reste de son habit de préposée au manège dans son vieux sac à dos, l'auteure enfile ses clips à pantalon et saute sur son intrépide bolide. Malgré tout les pépères et les mémères qui se mettent entre elle et sa destination comme tant d'obstacle à sa ponctualité, l'auteure redouble de quadriceps et de mollets et arrive à son point d'arrivée en avance, enlève sa camisole pleine de sueur, se lave un peu puis se métamorphose en employée modèle.
Le reste de la journée se déroule dans le rythme des pauses et des changements de poste, minirail-controle grande roue-portes grande roue-pause, dans un éternel roulement qui n'en finit plus de rouler comme la roue qui roule sans fin, dans le tintamarre assourdissant de troupes d'adolescent en sortie scolaire qui en profite pour faire tout, absolument tout, ce qu'on leur interdit ailleurs. Un mal de tête se dessine à l'horizon mais le déconnage légendaire entre l'Équipe Granderoudienne aura raison de lui. L'auteure aime bien son travail.
L'auteure refuse les invitations à aller veiller, enfile une fois de plus son fidèle vélo après ses 10 heures de travail, pour se payer le pont Jacques-Cartier, traverser Ville-Marie, le Plateau Mont Royal, Rosemont, la Petite Italie et Villeray pour se retrouver sagement à la maison, devant son ordi, derrière son ventilateur, à manger des cerises et écrire son blog pour retarder l'heure fatidique ou elle devra aller nettoyer la salle de bain puisque c'est son tour aujourd'hui. Biark!
Elle ira peut-être ensuite prendre un petit thé, ramasser un peu, placoter avec ses colocs, prendre sa douche, se brosser les dents, remettre son "appareil-de-rétention-dentai-re-et-de-tortu-re-menta-le" et se coucher tôt puisqu'elle est en congé demain et que ces jours là sont autrement plus palpitant que ses jours de travail. Peut-être pas non plus. Qui donc peut prédire l'avenir?
lundi, juin 06, 2005
Fini les broches
l'auteure de ce blog n'a
PLUS DE MAUDITES BROCHES!!!!
Yippiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!
(elle devra par contre porter toutes les nuits un superbe appareil de rétention qu'elle a présentement en bouche, qui l'empêche de parler, qui la fait baver comme un Saint-Bernard et qu'elle déteste déjà)
Pas grave, c'est le bonheur!
dimanche, juin 05, 2005
De la peinture!
C'est symbolique pour moi.
J'ai l'impression d'avoir enfin fini de laver les pinceaux de ma vie, de pouvoir créer quelque chose de nouveau. Je suis allée chercher tous les matériaux en moi et fait la paix avec mes toiles manqués, appris de la technique au passage.
Et c'est comme ça que je vois ma vie désormais, comme de l'art. Puisqu'on ne sait pas toujours vers quel but se diriger, si la beauté est dans chaques pas, aucun n'est perdu même si on s'est trompé de direction et la peur de se tromper et de gacher sa vie disparait. Être tout en couleur et vivre en nuances. Devenir plus profondes à chaque coup de pinceau, chaque expérience. Peindrre intensément le présent pour préparer un futur superbe; se retourner à la fin et voir la beauté de ce qu'on a créé.
Je suis heureuse aujourd'hui. Et même pas malade en plus.
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Je me sens comme Dieu qui réfléchit à sa création. (ça sonne drole, je l'écris pareil, lol) Et je me demande parfois si je n'abuse pas du présent. Cette vie trop trépidante de jeune étudiante branchée me pèse parfois mais elle est tout de même la meilleure façon de vivre à Montréal, une occasion d'apprendre des choses et des gens. Mais je me demande si je n'ai pas tout vu ici, la vie en groupe, le militantisme, les partys, les échanges, les expériences culinaires, avoir mille millions de connaissances etc...
Mais pour la première fois depuis longtemps, je me surprends à avoir envie d'autre chose. De calme, de tranquilité, de sérénité. J'irais jusqu'a dire, d'une petite vie tranquille maison-bébé-chien-(chum) version énergie hop-la-vie à ma sauce personnelle. (ehhh, ça me fait tout drole d'écrire que j'aurais envie d'un chum et d'engagement, j'suis pas encore convaincue de trouver un jour un homme qui me corresponde et qui soit minimalement un peu stable dans sa tête, lol) Ce qui est sur, c'est que je n'ai plus envie de perdre mon temps dans ce qui ne m'apporte rien et qui ne mène à rien.
Sur ce, comme la vie eest courte, j'ai d'autres choses à faire. Je retourne à mes pinceaux.
samedi, juin 04, 2005
Dobacaracol
J'ai le feu du volcan
La chaleur du désert
La saveur de la terre
La lueur d'une lune claire
Je n'ai rien que dans le coeur
l'immensité du ciel ouvert
hemh madé madé madé aahh...
j'ai la fraicheur d'une riviere
La colère du typhon
J'ai l'amour d'une mère
Les tourments des 4 vents
Comme il tombent, comme il tombent les flocons de l'hiver
ils s'entassent dans ma tete comme mes contradictions
et mes perles d'amour dans un écrin de poussière
Étrange comme je t'aime
étrange comme je t'aime
WOwowowow
J'ai la lumière du soleil
et le frisson de la fougère
La rudesse de l'hiver
La douceur du miel
La folie manifeste et
la tristesse éffet-mère
la foie, de ceux qui ne posent pas de barrière
Étrange comme je t'aime
Comme le fleuve je m'abreuve à l'océan de ta pensée
J'boirai toute l'eau de la mer pour que tu viennes m'aimer
Hemh àh heh heh oum dèhs ah
Pied nu dans la terre simplement comme hier
Étrange comme je t'aime..
Étrange comme je t'aime..
Pris au piège,
J'écoute les tambours de la pluie
Je pleure au torrents convoyant la souffrance d'autrui
Tant de chose à la fois se font des routes dans ma tete alors
je ne sais plus rien sauf que pour toi je creuserais de nouveaux sillons , mélodie de l'univers
Étrange comme je t'aime..
Comme le fleuve je m'abreuve à l'océan de ta pensée
Je boirai toute l'eau de la mer pour que tu vienne m'aimer
Hemh ah heh heh oum dè ah
Pied nu dans la terre simplement comme hier
Étrange comme je t'aime..
Étrange comme je t'aime..
Comme le fleuve je m'abreuve à l'océan de ta pensée
Je ferai reculer le soleil pour savourer le sommeil..
Pied nu dans la terre simplement comme hier
Étrange comme je t'aime..
JE T'AIME !
vendredi, juin 03, 2005
How could this happen to me
I try to see but I’m blinded by the white light.
I can’t remember how
I can’t remember why
I’m lying here tonight
And I can’t stand the pain
And I can’t make it go away
No I can’t stand the pain
*CHORUS*
How could this happen to me
I’ve made my mistakes
Got nowhere to run
The night goes on as I’m fading away
I'm sick of this life
I just want to scream
How could this happen to me
Everybody’s screaming
I try to make a sound but no one hears me
I’m slipping off the edge
I’m hanging by a thread
I want to start this over again
So I try to hold
On to a time when
Nothing mattered
And I can’t explain
What happened and I can’t erase the things that I’ve done
No I can’t
*CHORUS*
How could this happen to me
I’ve made my mistakes
Got nowhere to run
The night goes on as I’m fading away
I’m sick of this life
I just want to scream
How could this happen to me
_______________________________________________
Je vais vomir si la tête m'éclate pas avant. Je me sens totalement gelée.
Dr Bélanger a dit de se préparer à l'idée de la chirurgie. C'est stupide mais la première question qui m'est venue, c'est a propos des cicatrices et de mes cheveux. Heureusement, c'est une chirurgie transnasale donc pas d'inquiétudes au moins de ce coté. (quoi que ça me semble pas très stérile de passer par mon nez pour se rendre à mon cerveau, j'imagine le mélange, vaut mieux en rire...) Comme si c'était important...
Ça sera peut-être pas necessaire.
La copine de Philippe m'a dit qu'une de ses amies a eu la même chirurgie et qu'elle a perdu la mémoire de toute sa vie avant l'opération. Merci de l'info, ça me rassure...
Rester positive...
Si jamais ça m'arrivait aussi, je pourrais au moins ne plus rêver à l'homme de la St-Jean. J'ai fait mon pire cauchemard à vie il y a quelque jours. Une fille me racontais qu'elle l'avait aussi subi apres moi et elle m'engueulait en me disant que tout était de ma faute et en me demandant comment j'avais pu oublier ce visage là, et alors, son visage se décomposait aussi. Je me suis réveillée et mon coeur à mis au moins 10 minutes à reprendre son rythme habituel. Double valériane pour arriver à me réendormir quelques heures plus tard. Mais je me sens encore coupable d'avoir oublié. Ça n'a pas de sens. J'aurais voulu oublier le reste, pas ça.
Je trouve ça dur. Tout bouge ces temps ci et je voudrais un peu de calme. La vie n'est pas toujours juste. Il y a vraiment trop de trucs dans ma tête. J'ai les nerfs à fleur de peau et je me demande bien ce qui peut encore me tomber dessus. Mon récent célibat est parfois plus dur à avaler, j'aurais envie particulierement ce soir que quelqun me serre fort fort et me dise que ça va bien aller. Je me sens extremmement fragile et ça m'écoeure.
Mais d'un autre coté, je ne me suis jamais sentie aussi libre. Je n'ai plus rien à perdre et des millions de rêves pour le présent et l'avenir. Et j'ai la force de grandir et d'apprendre dans tout ça. Ça peut juste aller mieux. J'ai vu pire, et il y a bien pire encore: Mélan me parlait d'une petite de la rue que son père dealer attachait a un lit pour que ses clients puissent se la faire (j'suis vraiment pas prête à retourner en intervention cet été pour entendre des histoires comme ça, j'suis tellement trop impuissante!)
Je vais me coucher, en espérant être moins malade demain: j'ai des tonne de trucs cool à faire et de gens que j'adore à voir!
mercredi, juin 01, 2005
Si tu me olvidas
Si Tu Me Olvidas
Si tu me olvidas
Quiero que sepas una cosa.
Tú sabes cómo es esto:
si miro
la luna de cristal,la rama roja
del lento otoño en mi ventana,
si toco
junto al fuego
la impalpable ceniza
o el arrugado cuerpo de la leña,
todo me lleva a ti,
como si todo lo que existe,
aromas, luz, metales,
fueran pequeños barcos que navegan
hacia las islas tuyas que me aguardan.
Ahora bien,
si poco a poco dejas de quererme
dejaré de quererte poco a poco.
Si de pronto
me olvidas
no me busques,
que ya te habré olvidado.
Si consideras largo y loco
el viento de banderas
que pasa por mi vida
y te decides
a dejarme a la orilla
del corazón en que tengo raíces,
piensa
que en ese día,
a esa hora
levantaré los brazos
y saldrán mis raíces
a buscar otra tierra.
---
Pablo Neruda
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Si tu m'oublies
je veux que tu saches
une chose.
Tu sais ce qu’il en est:
si je regarde
la lune de cristal, la branche rouge
du lent automne de ma fenêtre,
si je touche
près du feu
la cendre impalpable
ou le corps ridé du bois,
tout me mène à toi,
comme si tout ce qui existe,
les arômes, la lumière, les métaux,
étaient de petits bateaux qui naviguent
vers ces îles à toi qui m’attendent.
Cependant,
si peu à peu tu cesses de m’aimer
je cesserai de t’aimer peu à peu.
Si soudain
tu m’oublies
ne me cherche pas,
puisque je t’aurai aussitôt oubliée.
Si tu crois long et fou
le vent de drapeaux
qui traversent ma vie
et tu décides
de me laisser au bord
du coeur où j’ai mes racines,
pense
que ce jour-là,
à cette même heure,
je lèverai les bras
et mes racines sortiront
chercher une autre terre.
Pablo Neruda
mardi, mai 31, 2005
Se souvenir des belles choses
Paroles et Musique: Maurice Fanon 1963
autres interprètes: Pia Colombo, Cora Vaucaire, Félix Leclerc, Robert ("Princesse de rien" 1997)
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Si je porte à mon cou
En souvenir de toi
Ce souvenir de soie
Qui se souvient de nous
Ce n'est pas qu'il fasse froid
Le fond de l'air est doux
C'est qu'encore une fois
J'ai voulu comme un fou
Me souvenir de toi
De tes doigts sur mon cou
Me souvenir de nous
Quand on se disait vous
Si je porte à mon cou
En souvenir de toi
Ce sourire de soie
Qui sourit comme nous
Sourions autrefois
Quand on se disait vous
En regardant le soir
Tomber sur nos genoux
C'est encore une fois
J'ai voulu revoir
Comment tombe le soir
Quand on s'aime à genoux
Si je porte à mon cou
En souvenir de toi
Ce soupir de soie
Qui soupire après nous
C'n'est pas pour que tu voies
Comme je m'ennuie sans toi
C'est qu'il y a toujours
L'empreinte sur mon cou
L'empreinte de tes doigts
De tes doigts qui se nouent
L'empreinte de ce jour
Où les doigts se dénouent
{Final:}
Si je porte à mon cou
En souvenir de toi
Cette écharpe de soie
Que tu portais chez nous
Ce n'est pas qu'il fasse froid
Le fond de l'air est doux
Ce n'est pas qu'il fasse froid
Le fond de l'air est doux.
Petits curieux
Maintenant que j'écris plus comment je vous déteste de temps en temps
Maintenant que j'ai deleté toutes les pages du début de mon blog, vous comprendrez rien de toute façon ;-)
J'écris pas tout, donc, voyez, rien d'interessant.
Mais j'suis gênée quand même, pour faire changement. J'suis pas trop sure que c une bonne idée, lol.
Mais vous allez arreter de me gosser pis voir que j'écris plus rien de palpitant.
Simplement parce qu'il faut parfois apprendre à se dévoiler, pas trop tout de même ( merci Jen ;-) )
J'en profite pour vous dire, à ceux que cela concerne (vous vous reconnaissez), que je vous adore, que l'amitié sincère de gens vrais tels que vous me fait chaud au coeur. Vous êtes tous spéciaux. Je vous ai choisis pour toute la valeur de ce que vous êtes chacuns à votre manière; vous m'avez acceptée et aimée comme je suis. J'ai beaucoup de chance d'être aussi bien entourée. Et même vous que je ne peux pas voir aussi souvent, je vous aime tout autant.
Ben quoi, on s'le dit pas assez souvent!
Pis tant qu'a vous mes chers coloc, ma vie pourrait être un enfer si vous étiez autrement. Mais au lieu de ça, vivre en groupe devient une expérience si enrichissante et trop cool sans que nous perdions l'équilibre de calme et d'intimité necessaire au bonheur de chacun.
Je vais arrêter, vous avez compris le principe. ;-)
D'un vendredi matin de mai
de notre unique matin
il brille sur tes lèvres
le rouge liquide des cerises trop mures
comme du sang
le mien
Ton coeur est absent
Tes paupières gardent la mer de tes iris
pour toi seul, cachée
Je ne peux que te regarder les yeux clos.
Ce n'est pas commencé et c'est déja terminé.
*************
J'aurais tant aimé
Que nos matins tendres durent au dela des printemps doux
Que dans l'humus de nos corps s'enracine notre espoir fou
Que le nectar des mots de miel coule dans nos gorges couleur d'été
Et qu'a l'automne des feuilles qui tombent nous amassions printemps, étés
Pour qu'a l'approche des murs de glace, nos coeur rayonnent l'un de l'autre
Que dans l'hiver des branches cassantes et aux gerçures des froids passés
Nos lèvres conjuguent la tendresse à la douceur des temps d'aimer.
*****************
( J'suis juste une kétaine;-) )
lundi, mai 30, 2005
les p'tits bouts de papier
*******
Petite perle cristalline
Née du brouillard de mes iris
Toi aussi tu ne cherche qu'à te perdre
Dans la douceur d'un cou
Petite larme, libère toi!
********
Le présent est inssaisissable: merde!
*********
Un espoir, comme mon souffle douloureux
habite le vide qui se propage en moi
et plus je meurs, plus je renaît
enrichie par le terreau de ce qui n'existe plus
de millier de vie
********
Quand tu te tais, j'ai l'illusion que tu me comprends.
********
Aujourd'hui, tout est doux, tout est triste.
mercredi, mai 25, 2005
Perdue
J'aurais parfois voulu reçevoir le cadeau de la simplicité mentale. Jen ai marre d'enculer les mouches, même si j'ai un talent fou pour ça. On dois pas necessairement faire ce pour quoi on est bon, mais ce qui nous rends heureux. Avec une mentalité comme la mienne, le capitalisme est foutu.
François me faisait remarquer hier que je suis la seule personne qu'il connaisse avec un Q.I aussi élevé et un age mental aussi bas. J'ai été flattée pour l'age mental; c'est parfois dur de se battre pour garder le regard et l'innocence d'un enfant de 4 ans. J'aimerais tellement qu'il ait raison, mais malgré toutes les apparences, j'suis parfois bien trop vielle entre mes deux oreilles. La souffrance dans le monde, je ne la voit que trop, elle me touche, m'interpelle, et l'écho de mes propres blessures m'empêche d'avancer avec l'assurance des touts petits. Je sais désormais que l'on peut tomber, de très haut, que l'on est seul, que la loi de Murphy mène trop souvent le monde.
Mais aussi qu'il y a toujours de l'espoir, que les choses qui comptent vraiment sont a portée de main, que la vie est tellement belle, tellement riche. J'ai encore tellement à découvrir.
J'arrive même pas à être fataliste ni même déprimée. Je suis une reveuse réaliste, une aventuriere pantouflarde, une extravertie timide, une contradiction incarnée qui se demande bien se qu'elle va voir derrière elle au moment de rendre son dernier souffle. Mes aspirations s'entrechoquent. Et en ce moment, je me demande si j'ai envie de rire ou de pleurer.
Et je me sens... tellement différente. De tout le monde. J'ai l'impression de comprendre les gens plus qu'ils ne me comprenne, peut-etre une habiletée développée à la Mission, peut-être une simple illusion de jeune femme. Sais pas.
Je met la switch à off pour ce soir.
mardi, mai 24, 2005
Rien savoir
(Le médecin croit que ma tumeur a progressé et m'envoie en IRM demain, devant toute la liste d'attente. (yé sarcastique!)
Pas de quoi capoter: au pire, je meurs.
Au mieux, c'est pas grand chose et on me boost encore plus à coup de Dostinex avec tout les !"/$%& d'effets secondaire que ça comporte. Entre le mieux et le pire, tout une variété d'interessant handicaps et expériences douloureuses.
Attendons donc avant de capoter. J'ai un peu peur quand même. Mais j'y suis déja passé et ça avait bien été.
J'ai vraiment besoin de paix, de calme et de simplicité. De gens qui m'aiment et que j'aime. De vivre!)
Je disais donc: un lever férocement douloureux.
Nous sommes ensuites allées magasiner et j'ai croisé le regard triste et las d'un homme qui a a peine levé la main pour me saluer, la tete baissée. Ma grand mère (maternelle) m'a dit que c'est mon père. Surprise. Je ne l'avais pas reconnu. Quand j'ai repris mes esprits et que j'ai pensé que la convenance commande d'aller lui dire bonjour, il n'était plus là.
Je suis contente qu'il ne fasse plus partie de ma vie, contente de ne meme pas le reconnaitre, mais la douleur indéfinissable que j'ai vu dans ces yeux me fait mal.
Mais ce qu'il le mérite! Je n'aurai pas de peine de le voir perdu dans la vie merdique qu'il a choisi. Mais je ne lui en veut plus. Entre lui et moi, rien d'autre que la faiblesse des liens du sang. Et encore, son sang souillé différencie nos natures profondes à jamais.
Quoi qu'il en soit, ça ne m'a pas mis de meilleure humeur.
J'ai ensuite pris le bus jusqu'a Montréal et j'ai décidé en route de changer d'air à mesure que le bus avalait les kilomètres. Méditations. Le bonheur, c'est un choix que j'ai pris et rien ne m'en fera démordre. Et ma vie, pas toujours parfaite, je l'adore. Mon mois de vacances achève et je suis tellement enthousiaste à l'idée de revenir à Montréal concrétiser mes projets, à l'idée de vivre pleinement tous les jours et surtout, à l'idée d'avoir la maudite paix en célibataire-fière-de-l'être!
Je suis passée au travail et j'ai faillis manquer d'air sous l'effet des calins de mes clientes. Elles se sont vraiment ennuyées et ça m'a fait chaud au coeur. Mes collègues ont été adorables comme toujours et on se paye une biere bientot. Et en rentrant à la maison, ce que ça m'a fait du bien revoir mes coloc, de me sentir chez moi. Et Francois qui m'appelle tout de suite apres et vient réparer ma porte à 10h30 le soir alors qu'il revient tout jusque de New York, pour finir par venir me jaser bien étendu sur mon lit, avec Chinook entre les deux, comme dans le bon vieux temps.
J'ai beaucoup de chance après tout, et toutes les raisons du monde de continuer à sourrire. Si la vie est souvent une saloppe, je ne vais pas me laisser prendre à son jeu.
A l'heure ou j'écris, mon cerveau dans les vappes, je me demandes si mes phrases ont du sens, mes yeux ferment tout seuls, enfin. Je vais aller dormir et être en forme pour le rendez vous fatidique demain.
jeudi, mai 05, 2005
Corder du bois
Mais ce que je me sens bien.
J'ai cordé du bois avec mon grand-père aujourd'hui, tout comme lorsque j'étais toute petite. Je le suivais toujours partout, disciple fidèle, admiratrice invétérée, en me croyant d'une aide indispensable alors que j'étais probablement dans ses jambes sans jamais qu'il ne se montre impatient. Grand-papa, mon premier amour...
Si les années ont passées, si mes élans insouciants se sont espacés jusqu'a disparaitre, si nous n'avons jamais usé de mots à se dire notre amour, je l'ai senti cet apres midi, toujours là plus vivante que jamais, cette affection, ce lien indéfinissable entre un grand-papa et sa première petite fille. Le passé, les souvenirs restent toujours vivants, enrichissent le présent d'avoir existé. Les choses changent et les regrets gachent la mémoire, alors pas de regrets, et à peine un peu de mélancolie. On ne perds jamais rien, toutes les expériences s'accumulent et s'enrichissent.
Je regarde ce vieil homme toujours aussi fort et habile, pleine d'admiration pour sa simplicité, son authenticité, et je regarde tout le chemin parcouru depuis nos premieres buches lorque mes petits bras peinaient à en lever une seule, tellement de choses ont changés, mais je suis toujours sa petite fille, et avec lui, rien d'autre que cela. Ça vaut tout l'or du monde.
Et alors, je jette les buches dans le fond de la remorque, comme mes peines et mes angoisses, mes souvenirs et mes expériences, et nous la remplissons à déborder.De toutes mes forces, un geste de libération. On les empiles et les corde pour mieux les faire brûler. On peut se nourrir, se chauffer de douleur comme de bois. Mes souvenirs me rendent plus fortent, me construisent, me gardent au chaud.
Et en revenant à la maison, c'est étoiles filantes des Cowboys fringants qui jouait à la radio... comme un clin d'oeil du destin...
Et avec grand maman, nous avons planté des fleurs. De magnifiques tournesols, des soleils à ramener à Montréal.
Je dois y aller...
Étoiles filantes Les cowboys fringants
Si je m'arrête un instant
Pour te parler de ma vie
Juste comme ça tranquillement
Dans un bar rue St-Denis
J'te raconterai les souvenirs
Bien gravés dans ma mémoire
De cette époque ou vieillir
Était encore bien illusoire
Quand j'agaçais les p'tites filles
Pas loin des balançoires
Et que mon sac de billes
Devenait un vrai trésor
Et ces hivers enneigés
À construire des igloos
Et rentrer les pieds g'lés
Juste à temps pour Passe-Partout
Mais au bout du ch'min dis-moi c'qui va rester
De la p'tite école et d'la cour de récré?
Quand les avions en papier ne partent plus au vent
On se dit que l'bon temps passe finalement...
...comme une étoile filante
Si je m'arrête un instant
Pour te parler de la vie
Je constate que bien souvent
On choisit pas mais on subit
Et que les rêves des ti-culs
s'evanouisse ou se refoule
Dans cette réalité crue
Qui nous embarque dans le moule
Le trentaine, la bedaine
Les morveux, l'hypothèque
Les bonheurs et les peines
Les bons coups et les échecs
Travailler, faire d'son mieux
En arracher, s'en sortir
Et espérer être heureux
Un peu avant de mourir
Mais au bout du ch'min dis-moi c'qui va rester
De notre p'tit passage dans se monde effrene
Apres avoir existé pour gagner du temps
on dira que l'on n'est finalement
...Des etoiles filantes
Si je m'arrête un instant
Pour te parler de la vie
Juste comme ça tranquillement
Pas loin du Carré St-Louis
C'est qu'avec toi je suis bien
Et que j'ai pu' l'goût de m'en faire
Parce que tsé voir trop loin
C'pas mieux que r'garder en arrière
Malgré les vieilles amertumes
Et les amours qui passent
Les chums qu'on perd dans' brume
Et les idéaux qui se cassent
La vie s'accroche et renaît
Comme les printemps reviennent
Dans une bouffée d'air frais
Qui apaise les coeurs en peine
Ça fait qu si à' soir t'as envie de rester
Avec moi, la nuit est douce on peur marcher
Et même si on sait ben que tout dure rien qu'un temps
J'aimerais ça que tu sois pour un moment...
...mon étoile filante
Mais au bout du ch'min dis-moi c'qui va rester...
Mais au bout du ch'min dis-moi c'qui va rester...
...que des étoiles filantes
jeudi, avril 14, 2005
Recommencer
Je pars chez mes grands-parents pour un mois refaire le plein d'air pur et de rires d'enfants, pour me retrouver. Faire le bilan et prendre mon courage à deux mains pour continuer de mordre dans la vie. Courrir dans mes sentier d'enfance, à travers les arbres, pour attraper mon innocence. Je sens déja la vie qui trépigne en moi et, différente de ce que j'aurais voulu, je la vivrai autrement, j'apprivoiserai. Je refuse d'être malheureuse et je ferais sécher les larmes de mes yeux à coup de vents. Et il y a si longtemps que je sens en moi ce désir de le faire et d'exister loin de lui.
Apprendre dans la douleur, mais à la fin, savoir toujours un peu plus.
Le bonheur est un acharnement. Je suis consciente de ma fragilité, ce qui me rend solide. Je rebatirai doucement un petit bonheur tout simple pour bercer mes jours, un bonheur fait de simplicité, d'apprentissages, de soleils et d'air pur.
Toutes les possibilités sont encores ouvertes.